Dans les règles de l’art

En complétant le questionnaire d’inscription, elle avait coché plusieurs cases. Elle avait fait des choix. Puis, dans la toute dernière rubrique intitulée « commentaires particuliers », elle avait ajouté de sa belle écriture: « Une sodomie impeccable. Dans les règles de l’art ».

Et c’est exactement ce qui l’attendait. Elle sonna à peine, et la lourde porte en bois s’ouvrit en glissant, comme par enchantement.

Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante.

📖 Transcription complète : "Dans les règles de l'art"

Déferlante – podcast provocateur de plaisir.

Introduction

L'épisode de ce soir est dédié à un jeune homme extraordinaire qui se reconnaîtra parmi les auditeurs. Merci d'avoir repoussé les limites avec toute la douceur du monde. Et si vous avez aimé ce récit, n'hésitez pas à m'en faire part sur la page Telegram du podcast. Bon, allons-y pour ce nouvel épisode.

Le questionnaire

En complétant le questionnaire d'inscription, elle avait coché plusieurs cases, elle avait fait des choix. Puis, dans la toute dernière rubrique, intitulée "commentaires particuliers", elle avait ajouté de sa belle écriture: "Une sodomie impeccable. Dans les règles de l'art". Et c'est exactement ce qui l'attendait.

L'accueil

Elle sonna à peine, et la lourde porte en bois s'ouvrit en glissant, comme par enchantement. Une femme splendide l'attendait dans le couloir. Il faisait doux, dans la pénombre, on entendait du piano, elle reconnut son morceau préféré, Chilly Gonzalez.

La femme l'aida à se débarrasser de son manteau, de son sac, de ses chaussures. Elle crut que c'était suffisant, mais de ses mains à la manucure soignée la femme continua à la déshabiller tendrement. Avec une sorte de sourire rassurant dans le regard.

Elle se laissa faire, sa tête était déjà pleine de désirs tellement forts, il n'y avait pas de place pour un désir de plus. Mais elle ne put s'empêcher d'aimer l'effleurement des mains qui font glisser sa culotte lentement, le long de ses jambes. Elle aima aussi l'étreinte des bras refermés tendrement autour d'elle, pour défaire les agrafes dans son dos. Suivie du frisson des seins lourds, libérés du soutien-gorge.

Le bâillon

Puis, elle le vit. Elle vit le bâillon qu'elle avait coché sur le questionnaire. Il était noir, avec deux boucles argentées, attachées à une fermeture en cuir. La jeune femme le lui présentait, comme une offrande.

Machinalement, comme chez le dentiste, elle ouvrit grand sa bouche. Alors, le bâillon vint se loger dedans.

Ensuite, la jeune femme lui donna tendrement la main pour la conduire le long d'un couloir parsemé de portes entrouvertes, mais elle n'arrivait pas à voir à l'intérieur de ces pièces-là. Son regard était rivé sur l'écran géant accroché au fond du couloir. Elle se voyait dedans, en train d'avancer toute nue et bâillonnée. Drôle de sentiment que de se voir marcher vers la jouissance.

Dans le formulaire, elle avait coché aussi l'option: "enregistrement vidéo" pour revoir cette expérience autant de fois que l'envie la prendrait. Elle était donc filmée.

La salle blanche

Arrivées dans la grande pièce blanche, elle fut légèrement surprise. On aurait dit une salle d'opération. Toute blanche, carrelée, impeccable. Elle vit un support métallique à roulettes de ceux qu'on voit dans les hôpitaux pour y accrocher les perfusions.

Il y avait une grande table au milieu. La table était en pierre, avec une rainure sur tout le pourtour. Mais elle était en marbre, d'un gris-vert profond. Elle monta alors sur un petit escabeau, pour se placer à quatre pattes sur cette table. Ses poignets furent attachés chacun sur un côté. Elle devinait ses seins qui pendaient vers la table, avec leurs tétons pointus, froncés d'excitation.

Les présentations

Une fois en place, deux hommes vêtus chacun juste d'un jeans firent leur entrée. Souriants, ils vinrent devant elle pour se présenter: René et Victor, ils seront ses hôtes ce soir. Elle ne put rien répondre à cause du bâillon. Et elle bava d'angoisse dessus.

Le plateau argenté

On déposa sur la table, devant elle, un joli plateau argenté. On aurait dit un miroir. Dessus, il y avait 3 choses:

- une boîte en carton avec des gants chirurgicaux. Ils étaient bleus.

- une autre boîte en carton blanc et bleu sur laquelle il était écrit: K-Y, gel lubrifiant stérile

- ainsi qu'un embout en plastique blanc, comme ceux qu'on utilise pour décorer de crème les gâteaux: joliment, sans déborder.

Heureusement qu'elle avait coché le bâillon, car c'est exactement à ce moment précis, si sa bouche avait été sans entraves, qu'elle aurait dit, dans un accès de panique: "écoutez non, en fait non... j'ai changé d'avis". Elle se serait dégonflée. Et elle s'en serait allée, le cœur battant à tout rompre, la tête pleine de regrets, et le ventre tortillé par l'appréhension. Elle se connaissait bien, trop bien même. Alors, justement, pour que cela n'arrive pas, prévoyante... elle avait coché le bâillon. Donc elle ne put rien dire.

Les gants bleus

René avait de très belles mains, les doigts étaient fins et longs, "des mains caressantes" pensa-t-elle. Devant ses yeux, il sortit un gant bleu de la boîte, et il l'enfila avec grâce. Ensuite, il ouvrit l'autre boîte, pour en sortir le tube de gel. Il enduisit d'abord l'embout en plastique blanc, puis tout son index bleu. Le gel était totalement transparent, onctueux. Glissant, pas collant. Il brillait un peu. Depuis le début, son cerveau cherchait frénétiquement le mot juste, ah voilà: "canule". Cet objet en plastique blanc c'était une canule.

René s'en alla derrière elle. Son index vint enduire le pourtour de son anus, alors elle eut un mouvement de recul. Instinctif. Calmement, l'index caressait les petits plis de peau.

Les hémorroïdes

Voilà une autre raison pour laquelle elle n'avait jamais osé demander à un homme de prendre son cul. Après son dernier accouchement, qui avait duré une éternité, et pendant lequel elle avait poussé de toutes ses forces, mais de travers, très mal... elle s'était retrouvée avec des hémorroïdes hideuses, grandes comme 3 cerises accrochées à son anus. L'enfer sur terre. Bistouri? Sa gynéco était contre, surtout après l'épisiotomie. Ce fut une souffrance rectale qui avait fini par céder, puis par s'en aller, à base de crèmes anti-inflammatoires.

Au bout de quelque temps, la dilatation veineuse avait disparu, la peau avait dégorgé de sang, et elle était redevenue indolore et brune. Mais les plis en dentelle, petits et souples, ils étaient restés. On ne peut pas montrer cela à un homme désirant, qui s'attend à voir un petit cul tout lisse, bombé et rebondi, comme à 20 ans. Il ne comprendrait pas.

Le lavement

La caresse circulaire de l'index bleu fut suivie d'un moment de répit. Puis, la canule fut doucement introduite dans son derrière. Même pas mal, juste une gêne. Un bruit d'eau? Ahh, oui... on allait lui faire un lavement.

Elle avait coché cette option aussi. Elle en connaissait le principe: une poche remplie d'eau était accrochée au support métallique sur roulettes. Et un litre d'eau tiède, à la température du corps, allait s'écouler dans son derrière, par la canule. Victor avait chauffé l'eau et l'avait testée sur le dos de sa main, comme on teste le lait des biberons pour les bébés.

On lui conseilla de "rester immobile". Autant fermer les yeux et sentir cette masse fluide et tiède en train de la remplir. Au-dessus de la table, son ventre semblait plus lourd. Évidemment, elle avait pensé à tout ça 1000 fois... Mais elle n'avait pas trouvé comment gérer ce côté anti-glamour avec un homme?

Oui, elle pouvait faire elle-même un lavement anal préalable, avant que l'homme désiré ne vienne la sodomiser. Mais bon... la crainte était toujours là, sournoise. Comme un clou dans son esprit. Et si jamais l'homme, par accident, allait être souillé, dégoûté même? Le jeu en valait-il la chandelle? Elle avait été à la selle le matin même, juste après son premier café noir, bien serré, sans sucre, qui avait déclenché une envie de miction. Rien à craindre et pourtant...

L'expulsion

René lui enleva la canule, alors... elle se vida quasi d'elle-même, sans pouvoir retenir cette masse d'eau qui faisait pression sur ses viscères. Et là, à 4 pattes, sur cette table en pierre, devant deux hommes parfaitement inconnus, elle expulsa l'eau chaude, sans honte. Comme une délivrance.

Ensuite un jet d'eau à grosses gouttes, comme une douche chaude d'été, vint lui caresser le dos, les fesses, les cuisses. Pour rincer le tout, pour faire place nette au désir et à l'excitation. Victor vint devant elle, enleva le plateau argenté et posa une tablette à la place.

L'écran

Sur l'écran, elle voyait son anus. Qui était filmé. Mais pourquoi pensa-t-elle soudainement à cette stupide expression: avoir le cul bordé de nouilles? Et ça voulait dire quoi, de toute façon? Son anus était sombre, la peau fripée luisait un peu, il y avait un mouvement de contraction imperceptible, comme une poitrine qui se soulève dans la respiration.

Ensuite, sur l'écran, elle put apercevoir la verge raide de René, déjà encapuchée dans un préservatif tendu, et qui s'approchait de son orifice. Brièvement, l'index ganté de latex bleu vint remettre une bonne couche de gel sur son anus. Ah, se voir sodomiser en temps réel? Oh, grisant! Ne rien savoir de ce qui sera ressenti, mais tout savoir de ce qui est sur le point d'arriver.

La pénétration

Pour être à hauteur de son anus, René dut monter sur l'escabeau. Et ce contact, du gland qui cherche son chemin, qui s'enfonce par petites poussées, pour écarter, pour dilater, pour entrer, pour prendre possession, pour remplir... Ce contact-là, à tête chercheuse, lui fit du bien. Et quand il fut enfin dedans, juste le gland, rien d'autre... elle en eut le vertige.

"Se laisser faire, se laisser faire, se laisser faire." Trois mots qui tournaient dans sa tête, tel un carrousel au marché de Noël.

René lui donna un répit, mais pas trop long. Sa verge reprit son mouvement poussif, pénétrant, écarteleur de chairs moites, provocateur de frissons impossibles à décrire. Et il n'arrêta plus sa progression, avant d'être entré entièrement, jusqu'à la garde. Une fois bien logé dedans, il marqua un arrêt.

Elle ferma les yeux, et elle jouit en silence. Car d'un coup et sans crier gare, dans son cul bien plein, une vague de plaisir l'inonda et elle dut faire face. Fuir, ou se défendre ? Par réflexe, elle mit son bassin en mouvement. Fuir n'était pas une option. Elle était trop pleine, elle aimait trop ça. Glisser alors... tout le long de cette verge remplissante, ça oui... elle pouvait le faire.

L'ondulation

Alors, elle se mit à onduler, à avancer et à reculer, avec de tout petits mouvements, pour pétrir ce plaisir brut. Pour le faire monter, pour l'assouplir, pour l'apprivoiser.

René observait la manœuvre, il la laissait faire, à son rythme, et quand ses mouvements de va-et-vient tout le long de la verge tendue prirent de l'élan et furent bien plus amples, René se mit à gémir. Au fond, c'était à se demander qui baisait qui?

Dans son mouvement, elle s'éloigna de trop, alors la verge ressortit. Ainsi que de l'air, avec un petit bruit. NON. Elle se raidit sur place, tel un petit animal figé devant les phares d'une voiture. Ça non plus, elle n'était pas prête à gérer avec un homme. Gérer cette honte infinie, du petit pet incontrôlable, et qui lui donnait envie de se cacher 10 m sous terre, de disparaître entièrement.

La claque

Quand la claque arriva sur sa fesse droite, forte, sonore, bien à plat, d'un coup, elle se ressaisit malgré elle. Prise de surprise, elle serra les fesses. Et c'est dans ce mouvement précis de contraction involontaire, que René la pénétra à nouveau, jusqu'à la garde.

Peut-on d'abord mourir de honte pour ensuite se raviser et mourir d'excitation? Oh oui, croyez-moi sur parole, on peut!

L'océan de plaisir

Ce qui s'ensuivit fut juste un océan de plaisir, et rien d'autre. Elle se fit pistonner menu, en bonne et due forme, avec des arrêts prolongés au fin fond de ses entrailles, et avec ce délicat mouvement arrondi, de la verge qui vient racler de toute part sa paroi anale.

Une sorte d'immersion dans l'extase, on aurait dit du plaisir diffusé en "dolby surround" jusqu'à l'éjaculation de René. Dont elle ressentit les secousses à fleur de peau. Quand René débanda un peu en elle, il se retira sans peine, en tenant d'une main l'extrémité du préservatif. Sur l'écran de la tablette, au bout de ce préservatif, on pouvait voir le sperme translucide. Elle avait juste envie de s'affaler. De se rendre.

Sans avoir mal réellement, elle était tout de même endolorie de partout, comme traversée de part en part, électrisée à coups de grands sursauts. De part et d'autre de la table, Victor et René vinrent la soutenir, pour qu'elle puisse descendre ses jambes, sans tomber. Les poignets toujours attachés à la table, elle comprit qu'en fait, non... ce n'était pas fini. Qu'on pouvait aller plus loin dans le plaisir.

Victor

Au moins, elle était désormais allongée sur cette pierre fraîche, en équerre à 80/10 degrés sur la table, son cul toujours offert. La tête alourdie d'émotions était posée sur le côté. Elle voyait l'écran de la tablette, du coin de l'œil.

Elle y vit la verge de Victor qui se préparait pour entrer en scène. Pour entrer en elle. Plus courte, mais autrement trapue. D'un diamètre plus large, elle était bien dure lorsque Victor enfila le préservatif. Il avait des mains qui semblaient faites pour empoigner, pour tenir fermement, pour labourer. Quelqu'un lui écarta les chevilles, puis les attacha aux pieds de la table. De toute manière, elle ne voulait pas bouger de là. Elle voulait la suite.

L'écran de la tablette montrait justement les préparatifs, l'approche, l'imminence même de la chose, qu'elle regardait hypnotisée. Mais contre toute attente, deux doigts seulement vinrent la remplir par derrière. Pour esquisser comme un signe de "viens ici" tout crochu à l'intérieur de son cul. Et à répétition.

Elle sursauta sous l'ampleur du plaisir ainsi provoqué. Elle bavait abondamment sur son bâillon. Si elle avait pu parler, elle aurait supplié qu'on la crochète encore, et encore et encore. Mais elle ne pouvait que baver et jouir. Ce fut presque une délivrance quand Victor se fraya un chemin en elle. Il le fit fermement, sans aucune violence, sans lui faire mal, mais fermement, comme un homme venu chercher son dû. Et cette verge trapue glissa en elle à cadence soutenue, comme l'aiguille d'une machine à coudre acharnée sur le tissu.

Par ses butées régulières, son corps frottait contre la table, ses seins frottaient contre la finesse de la pierre, elle se sentait perler de partout: vagin, bouche, cul. Elle n'était plus que fluidité, mouvement, vague.

La jouissance absolue

Imaginez-vous dans une pièce très sombre et d'un coup, on ouvre les rideaux sur une matinée éclatante. Aveuglante! Ainsi fut sa jouissance, une sorte de toile blanche absolue, qui l'envahit de partout, à commencer par son cerveau. Plus aucune pensée, mais aucune! Juste la conscience d'être. Dans son ventre, la peur l'avait quittée pour laisser derrière un vide serein qui ne demandait qu'à être rempli de jouissance. Et enfin, dans son cul. Imaginez un champ de blé qui ondule dans la brise du soir. Voilà, son cul, c'était ça!

Victor déchargea, elle perdit presque connaissance. On la souleva, on la déposa.

Le retour au calme

En ouvrant les yeux, elle était dans un grand lit moelleux, entre des draps blancs comme neige, au contact satiné. Plus de bâillon en bouche, plus d'attaches, ni à ses poignets, ni à ses chevilles. Elle reposait recroquevillée en boule, tel un bébé dans le ventre de sa mère.

Elle savourait encore les réverbérations de plaisir dans son anus. Qui semblait être encore plein. On aurait dit des perles de plaisir enfilées à l'infini, l'une derrière l'autre, pour former un collier de jouissance sans fin. Des mains bienveillantes l'avaient bordée de toute part, dans ce cocon... elle était bien. Alors, elle ferma les yeux, pour jouir encore.

Conclusion

Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.

© Supernova / Déferlante – décembre 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.

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