Érotique en série(s)

Une fois seule dans la chambre, j’ouvre l’enveloppe. Dedans, il y a juste un carton à l’en-tête de l’hôtel et il est marqué, en anglais: get almost naked. Comment ça… presque nue ? Je… je ne comprends pas bien, j’ai un million de questions dans ma tête, mais surtout je réalise que j’aime cette incertitude. On dirait un courant d’air frais dans une chambre ensoleillée. Ça fait du bien. Ça me fait frissonner, j’ai la chair de poule. Et je mouille.

Elle a 17 ans, elle est belle, elle est encore vierge. Et elle a très envie de faire l’amour, enfin. Ce qu’elle veut, c’est un homme, un vrai. Un homme avec des choses à dire. Un homme avec une bouche pleine de compliments. Tous les soirs, dans son lit, son imagination partait à la découverte de cet inconnu. Ou plutôt de son sexe. Et de sa façon de faire l’amour. Un jour, cet homme viendra…

D’un geste brusque, je passe ma main sur tes yeux, pour les fermer. Et tu restes ainsi, à genoux, bras tendus, queue tendue, les yeux fermés, chair de poule. Excité. Je me retourne, en faisant claquer mes talons, pour aller chercher le bandeau. Je prends mon temps, avant de revenir vers toi. Une fois tout près, je place mon martinet entre tes dents, comme si c’était un os à ronger, donné à un chien. Je place le bandeau sur tes yeux, et pour le nouer à la nuque, je presse ta tête contre moi. Contre mon bas-ventre.
Il y a 30 ans, je t’avais dit en partant  je ne t’aime pas mais tu vas tellement me manquer. Cette fois, je te dis juste tu m’as tellement manqué. Tu souris. Je me sens chat. Je m’assois sur le bord du lit, cuisses entrouvertes et je suis une invitation en bonne et due forme, à moi toute seule. Et toi, tu réponds à l’invitation sur le champ.

Aller au Club D était devenu synonyme de déshabillage complet, de véritable striptease social. Là-bas, elle n’était plus avocate d’affaires, elle n’était plus rien de ce qu’elle était dans sa vie sociale, en société. Là-bas, elle était juste une femme, belle et seule, qui prenait immensément plaisir à se faire baiser à l’envers et à l’endroit, exactement selon ses désirs.

Son entraînement à lui se déroulait, certes… de façon très physique, mais pas spécialement sportive. Il ne se vidait pas la tête, mais les couilles. Il préparait ses plaidoiries, en baisant cette magnifique blonde de 25 ans, qui avait une peau très blanche et des yeux très bleus. Elle devait toujours l’attendre déculottée, poignets menottés, bas noirs en dentelle, guêpière seins nus et un loup sur le visage.
Depuis deux semaines, il épiait la splendide jeune femme qui habitait juste en face. Confinée seule, aussi. Elle était belle à voir quand elle prenait son bain. L’éponge moussante qui glissait sur sa peau. Sans être grosse, cette jeune femme avait de belles rondeurs. Les seins, le ventre, son derrière. Des courbes belles à voir, qui invoquaient des caresses.

En d’autres occasions, avec des femmes d’expérience, sa langue déployait d’abord la plus grande partie de la séduction. Glisser dans leur oreille, lécher, mordiller, susurrer d’une voix grave: tu m’excites, tu es si belle, je te veux tellement. Descendre dans le cou, libérer ensuite les seins du soutien-gorge et leur faire une vraie fête. Et surtout, prendre son temps.

Le jeune homme avait rédigé son devoir sur le thème qu’elle avait indiqué: les limites de la liberté individuelle. Il avait une belle écriture et les idées finement exprimées mais, à la fin de la deuxième page, il avait conclu, abruptement, noir sur blanc: ma liberté à moi est d’avoir très envie de vous. Elle avait 48 ans. Ce jeune homme en avait 17. Il aurait pu être son fils. 

Elle mena cette masturbation royale jusqu’au bout, d’une main de Maître. Et il n’avait pas eu d’autre choix que de jouir, quand elle le serra en allongeant son étreinte. Elle décida d’accélérer le rythme de sa glissade, et il dut obéir aux doigts et à l’oeil de cette main savante, qui le tripotait et qui le maîtrisait, comme s’il était juste une marionnette. Un simple jouet érigé dans cette main experte.

Le côté obscur du pouvoir? Il était né pour ça! Une certitude… le jour où son professeur de droit constitutionnel lui avait glissé: « – La Constitution est comme une belle pute, baisable à volonté. Vous pourriez être son mac, si vous le désirez. » Non, le professeur n’avait pas perdu ses esprits: il était un Archange de l’invisible, comme ils se plaisaient tous à se présenter.
*toute ressemblance avec des faits réels…
La Flèche Rouge est un train de nuit mythique, qui parcourt 800 km à travers la Russie, pour relier Moscou et Saint-Pétersbourg. Serguei, le « train manager », est un jeune homme qui respire la tendresse, un excellent amant… Alors, la photographe et Serguei feront l’amour, et ce sera très bon. Ils jouiront tout en douceur, bercés par le train. Et puis, au retour, il y aura la sublime Natasha

Puis, miracle! un dimanche soir, la fin officielle du Covid fût annoncée partout… Et vendredi, jour merveilleux entre tous… les bars, les cafés, les restaurants, les cinémas, les théâtres, toussa-toussa allaient enfin rouvrir et recevoir du monde, comme avant. Sans masque, sans distance sociale, comme dans le bon vieux temps. Les câlins, les baisers à l’ancienne, avec la langue et les soirées torrides faisaient leur retour triomphant!

Et elle… oui, elle ne mouillait que pour lui. Entre ses cuisses, elle ne voulait que sa verge. Et dans sa bouche, elle n’avait soif que de ses érections. Même attachée à la tête du lit, les yeux bandés et les chevilles grandement écartées, presque douloureuses, elle ne rêvait que d’une chose: mais qu’il vienne enfin la prendre, la baiser, la faire jouir, et surtout lui demander avec sa voix grave:

– C’est qui ton Maître?

« Cherche homme doué en cuisine et doté d’une belle verge, pour rdv culinaires très coquins! » Voilà… c’était la petite annonce à l’ancienne, qu’elle venait de publier dans le plus grand journal du pays, en ajoutant une adresse mail, créé pour l’occasion.

Elle aimait bien manger, mais pas toute seule. La bonne cuisine, une très bonne bouteille de vin, c’est de l’amour tout ça… Ca se partage.

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