« Quand sa verge la pénétra entièrement, un torrent de chaleur agréable l’inonda au bas ventre. Et la gitane se mit en mouvement, sur lui. Doucement, en avant, en arrière. Délicieux bercement. »
Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante
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📖 Transcription complète : "La Gitane"
Déferlante – podcast provocateur... de plaisir.
La rencontre dans le métro
Elle lui avait subtilisé son portefeuille, il l'avait senti, mais il s'était laissé faire. Elle était si belle!
Une fois descendue de la rame de métro, il l'avait suivie vers la sortie. Et dans le coin sombre du couloir, bien à l'abri des caméras de surveillance, il l'avait plaquée contre le mur. - Tu vas me le rendre, maintenant. - Tu as beaucoup d'argent dedans? - J'ai des photos auxquelles je tiens énormément. - Je te rends juste les photos, et je garde le reste? - Non, je te donne juste l'argent, et je garde le reste.
Avec 2 doigts, elle lui remit le portefeuille. Il l'ouvrit, sortit tous les billets et les lui tendit. En les prenant, toujours avec 2 doigts, elle s'apprêtait à bondir, on aurait dit une panthère prête à s'élancer derrière une proie. Mais il l'avait pressenti, alors il l'avait fermement retenue par le bras.
- Pas si vite... tu vas où?
- Pas tes oignons, laisse-moi tranquille.
- On va sortir calmement, je t'achète un café, on va parler un peu, puis tu pourras partir.
Les soupes vertes
Dehors, devant la bouche de métro il n'y avait que la petite camionnette à soupes.
- Bon, soupe, ça te va? rouge, jaune ou verte?
Comme une gosse à qui on offre une glace, elle répondit sans réfléchir: "verte". Et lui, il pensa: "assortie à tes yeux, alors!" Il commanda 2 grandes soupes vertes et 2 morceaux de baguette.
Une fois assis sur un banc, elle agrippa la soupe des deux mains, pour se réchauffer.
- Alors, ça rapporte bien? lui demanda-t-il.
- Toujours pas tes oignons... Il ne rajouta plus rien, il but sa soupe calmement, puis... en se levant pour partir, il lui demanda:
- À demain, ici, même heure? Et il partit sans attendre sa réponse.
Le lendemain, elle arriva mais avec 1h de retard. Qu'importe le retard, elle était là. Toujours le silence entre les deux et une sorte d'observation réciproque, fouineuse, à la dérobée. Et ce manège journalier des soupes tricolores dura presque deux semaines. Ce jour-là, le froid était plus mordant, mais il y avait un rayon de soleil. Assise sur le banc, le visage éclairé par le soleil couchant, elle se mit à chanter. Elle avait une voix de Piaf.
Il ne comprenait pas les paroles, mais il ressentait le chagrin. Il en eut les larmes aux yeux. À la fin de la chanson, après un moment de silence, elle ajouta: - C'est l'histoire d'une mère qui enterre son enfant!
Ne sachant quoi répondre à la beauté simple et rêche de ce moment d'émotion brute, il préféra se taire. Elle se leva pour partir, non sans ajouter:
- À demain, ici, même heure. Et venant de sa bouche, ce n'était pas une question. C'était un rendez-vous.
Les chocolats et Brel
Le lendemain, il lui apporta des chocolats, joliment emballés dans une boîte dorée, avec un ruban vert. Il fredonna doucement:
"- Je vous ai apporté des bonbons, parce que les fleurs, c'est périssable..." Elle ne fit pas attention à lui, elle avait ouvert la boîte et d'un air concentré, elle scrutait les chocolats, tous différents.
Elle finit par choisir un carré blanc, fourré à la crème caramel. Avant de chantonner à son tour, la bouche pleine:
"- Et les bonbons, c'est tellement bon, bien que les fleurs soient plus présentables..."
- Tu connais Brel, toi?
- Bah oui, il était comme nous.
- Tu veux dire qu'il était gitan?
- Non, je veux dire qu'il avait les veines remplies de musique et le cœur débordant de chagrin. En lui montrant la boîte de pralines, elle lui demanda:
- T'en veux?
- Non merci, je ne mange pas de chocolat, c'est pour toi. Je pensais que ça allait te faire plaisir. Alors, elle éclata de rire. Un rire un peu acide, un peu bon enfant.
- Si tu veux vraiment me faire plaisir, alors on va chez toi. J'ai besoin de prendre une douche, tu sais? Et cette nuit, il va faire trop froid. Je veux dormir dans un vrai lit.
Sans réfléchir, il répondit:
- À une condition! Tu ne voles rien chez moi.
- Croix de bois... À la nuit presque tombante, ils marchèrent dans la rue, sans se toucher.
L'appartement
Une fois dans l'appartement, elle se déshabilla en marche, en vitesse, sans s'arrêter, en laissant derrière elle une trace vestimentaire de son passage. Elle ne portait pas de culotte. Pas de soutien-gorge non plus. Et avant qu'il n'ait eu le temps de lui indiquer la salle de bain, elle claquait déjà la porte derrière elle, et on entendit de suite l'eau couler. Elle se mit à chanter sous la douche.
Il déposa devant la porte une grande et une petite serviette de bain, joliment pliées. Ainsi qu'un de ses t-shirts blancs, juste au cas où. En attendant la fin de sa douche, il mit un peu de musique, puis... il tourna en rond à la cuisine, alors il décida de préparer des tartines au fromage blanc. Quand elles furent prêtes, il les mit au four. Il déboucha une bonne bouteille de vin rouge. Après cuisson, il ajoutera sur les tartines la ciboulette, le miel et les noix concassées. Il bandait, et il le savait. Il se disait que cela faisait si longtemps, et que...
Elle revint au salon entièrement nue, ses seins étaient tout petits, et leurs tétons tout pointus. Elle n'avait que la petite serviette enroulée sur la tête.
- Mais j'avais mis un t-shirt devant la porte!
- Je sais, pas besoin, on l'aurait de toute façon enlevé.
- Euh?
Elle s'approcha calmement, sans le quitter du regard.
- Tu bandes pour moi, oui?
- Euh... Elle toucha alors son entrejambe, elle sourit de ses dents blanches, puis elle entreprit de le déshabiller. Déboutonner la chemise et l'enlever. Lui relever les bras, pour enlever le t-shirt blanc. Et il se laissait faire, comme un enfant. Défaire la ceinture, défaire son pantalon, le laisser tomber sur les chevilles. Sourire... et glisser sa main dans le boxer. Prendre la mesure de la verge érigée.
- Elle est belle, ta faiseuse!
- Ma... quoi?
- Ta faiseuse d'amour.
- Ah!
Elle commença alors à faire glisser la faiseuse dans sa main. Les chevilles toujours coincées dans le jeans, il ne bougeait pas vraiment. Mais il aurait juré que ses jambes tremblaient un peu. Sans arrêter de le masturber, elle le fit reculer jusqu'au canapé, à petits pas de canard. Elle s'était collée tout contre lui, une main sur le pénis raide et l'autre main autour de sa taille. Coquine, elle lui tripotait les fesses, tout en le serrant, pour qu'il ne tombe pas à reculons. Une fois assis sur le canapé, il put se débarrasser enfin du jeans.
L'étreinte
Elle vint s'asseoir sur lui, en Amazone. Et elle commença à faire glisser sa vulve lubrifiée contre son pénis érigé. - Je vais te guérir! ajouta-t-elle. - Me guérir? mais de quoi? - De ton chagrin. Il en resta bouche bée.
Ses petits seins frottaient contre son torse, délicieux contact. Sa langue fouinait dans son oreille, délicieux frisson. Son souffle chantonnait une sorte de cantique répétitif, comme une note de musique qui se répète en écho. Cette fille était une liane, elle l'enveloppait de partout et son contact le rendait léger, mais tendu. Et il avait l'impression qu'elle se dissipait sur lui, qu'elle glissait sur lui, comme le sable glisse entre les doigts. Elle le réchauffait de partout, sans laisser de traces.
Son cœur battait la chamade, il crut même avoir des hallucinations. Cette fille, dont il ne connaissait même pas le prénom, le fixait de ses yeux verts, la bouche entrouverte, pendant qu'elle retenait son souffle, en s'empalant au ralenti sur sa verge désirante.
Elle avait le dos bien droit, et elle poussait sa petite poitrine vers l'avant. Était-ce les lampes qui l'éclairaient bizarrement, ou il y avait vraiment des flammes qui dansaient dans son regard? Quand sa verge la pénétra entièrement, un torrent de chaleur agréable l'inonda au bas-ventre. Et la Gitane se mit en mouvement sur lui, doucement. En avant, en arrière, délicieux bercement! Bras tendus, elle prenait appui sur ses poignets à lui, relevés et plaqués contre le dossier du canapé. Il ne pouvait pas beaucoup bouger de lui-même. Mais en dessous d'elle, comme par un effet d'aspiration, de souffle traversant les chairs, il était certain que quelque chose... au fin fond de ses entrailles à lui, ondulait doucement. Et à l'intérieur de son vagin, sa verge semblait déjà connaître le chemin. On aurait dit qu'elle chantait, tiens! Il croyait carrément l'entendre. Une sorte de complainte chagrinée, une ballade triste à souhait. Il délirait, sûrement.
S'abandonner à cette glissade, à ce frottement de chairs moites, tout en longueur, tout en douceur. On aurait dit l'ouverture d'une symphonie. Et puis, cette vulve, qui le resserrait quand il arrivait tout au bout, dans ses entrailles... ah, cette cadence était hypnotique. Il se disait qu'il pourrait vivre ce moment pour le restant de sa vie. À remplir de sa faiseuse d'amour le bas-ventre de cette fille énigmatique.
Les yeux fermés
En se penchant sur lui, la Gitane lui lécha le cou, avant de lui susurrer à l'oreille: - Ferme les yeux! Il ferma ses yeux. Et d'un coup, il put... les voir! Toutes les deux, comme si elles étaient encore vivantes. Sophie, sa femme et Julia, sa petite fille. Elles semblaient faire des gâteaux à la cuisine, on aurait dit un dimanche matin ordinaire. Impossible de se révolter et d'abandonner ce rêve éveillé. Il avait si peur d'ouvrir les yeux. Peur de les perdre. La Gitane accélérait le rythme de la glissade sur sa verge. Sa femme riait en ouvrant le frigo. - Zut, on n'a pas assez de lait! Viens, Julia, on va aller en chercher.
Ce dimanche-là, il s'en souvient. Sous la douche, il avait vaguement entendu:
- Pas touche aux pépites de chocolat! et la porte claquée. Il ne les a jamais revues, vivantes.
Mais ici, dans cette scène, assis sur ce canapé, les yeux fermés, il pouvait les voir en train de rire, de se mouvoir, de mettre leurs chaussures, pour aller justement... acheter le lait. Julia avait piqué une dernière pépite de chocolat dans le bocal, avant de crier:
- Pas touche aux pépites de chocolat! Il voulait leur crier à son tour:
- Non, non, non, c'est moi! C'est moi qui vais aller chercher le lait! Mais rien dans son corps n'obéissait à cette volonté.
La Gitane contractait par à-coups les muscles de son vagin raidit, elle l'amenait quasi au galop, tout droit vers la jouissance. Elle lui glissa juste à l'oreille:
- Laisse-les partir et dis-leur au revoir. Il éclata alors en sanglots. En même temps qu'il jouissait en elle, en se vidant et de son sperme, et de son chagrin. Il continua, malgré lui, à sangloter, avec cette fille-liane alanguie sur lui et accrochée à son cou. Elle lui tenait chaud.
Ce n'est que plus tard, quand son pénis au repos glissa de lui-même en dehors du vagin, qu'il retrouva enfin ses esprits pour lui demander:
- Mais comment as-tu fait? Comment as-tu su?
La guérisseuse
La Gitane se releva. Debout, toute nue devant lui, elle lui montra son bas-ventre, qui portait quelques cicatrices, on aurait dit de petites traces de brûlures. Dont une qui semblait assez fraîche, elle était encore assez rose. Son ventre n'en était pas défiguré pour autant. Ses traces, bizarrement, semblaient l'orner, telles des étoiles sur l'épaule d'un général.
- Je suis une guérisseuse. Et ce sont tous les chagrins que j'ai guéris. Mais ça fait un mal de chien! Je n'ai pas demandé à avoir ce don, mais je l'ai. Et quand le chagrin des autres réveille le mien, je n'ai pas le choix, je le guéris.
Dans le silence, on entendit soudainement le "ping" du four! Les tartines au fromage blanc devaient être prêtes.
- Euh, tu as faim?
- Non, je dois y aller, il est tard.
- Attends, attends, quand tu dis que le chagrin des autres réveille le tien, tu veux dire que...?
- Toujours pas tes oignons.
La Gitane commençait à se rhabiller.
- Attends, pas si vite. Tu ne veux pas en parler? Je comprends. Mais laisse-moi au moins te donner une tartine à emporter, tiens! Je les ai préparées pour toi. Le temps qu'il revienne de la cuisine, avec la tartine chaude à la ciboulette, au miel et aux noix concassées, la Gitane avait disparu. Il ajouta, doucement, comme pour lui-même:
- Pourtant, tu avais promis de ne rien voler.
Et dehors, au coin de la rue, la Gitane s'arrêta sous le lampadaire blafard, pour choisir un chocolat dans la boîte.
- Ah, je prends ça! C'était un cœur rouge, fourré à la liqueur de fraises.
Conclusion
Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.
© Supernova / Déferlante - octobre 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.



