Plaisir volé

« Elle avait fini par découvrir que ce couple venait là, pour faire l’amour tous les jours, en cachette, sans se douter le moins du monde qu’ils pouvaient être observés, espionnés. Ils faisaient l’amour, en toute quiétude. Sans retenue. Ils étaient amants, ça se voyait. »

Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante

Si cet épisode vous a touché, prenez quelque secondes pour mettre 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. Vous aiderez Déferlante à rester visible, malgré l’algorithme.

📖 Transcription complète : "Plaisir volé"

Déferlante – podcast provocateur... de plaisir.

La découverte

Depuis bientôt 3 semaines, elle les observait. Elle avait trouvé la cachette parfaite.

La première fois, elle était venue là un peu par hasard, pour chercher... qu'importe, elle ne s'en souvenait déjà plus. Et pendant qu'elle était derrière les étagères, elle entendit des bruits de pas et des chuchotements:

"- Mais tu me rends super dingue, j'ai envie de toi, là de suite!"

Un couple, visiblement très désirant. Lui, il portait une alliance, elle portait un chemisier en soie rouge. Ils s'embrassaient avidement, les mains s'activaient autour des boutons du chemisier et de la tirette du pantalon.

On s'acharnait sur les agrafes du soutien-gorge, on tirait sur l'élastique de la toute petite culotte. On se léchait, on se reniflait, on s'embrassait, on mordillait le tout.

"- Tourne-toi, tourne-toi, pousse bien ton cul en arrière", avait-il ordonné à la jeune femme, avant de... faire tomber son pantalon sur les chevilles, sortir la verge de son caleçon, la frotter un peu contre la vulve et se glisser dedans vite fait, comme on se glisse dans ses pantoufles, à l'aise, en toute confiance!

Elle les regardait, comme hypnotisée. Elle mouillait. Elle salivait. Abondamment!

La routine

Depuis ce jour-là, à force de patience, au fil du temps, elle avait fini par découvrir que ce couple venait là, pour faire l'amour tous les jours, sans se douter le moins du monde qu'ils pouvaient être observés, espionnés.

Ils arrivaient généralement une bonne heure avant la fermeture des bureaux. Ils se faufilaient par la grande porte de service, qui était utilisée pour les livraisons.

Ils faisaient l'amour, en toute quiétude. Sans retenue, sans routine. Ils étaient amants, ça se voyait... Il y avait ce côté impatient, typique de ces rencontres amoureuses où le temps presse. Il y avait aussi cette gourmandise du fruit bien mûr, bien juteux, mais interdit.

Et elle, elle avait mis au point sa routine. Vers 17h15, elle entrait tout au fond de cette grande pièce, par la petite porte cachée derrière les étagères. Elle s'installait à son aise, en choisissant le meilleur angle. Puis, elle attendait.

Et quand le couple arrivait enfin, excités comme des puces, elle se glissait, invisible, dans leur intimité heureuse. Pour se baigner dedans sans gêne, sans retenue... et en ressortir à la fin toute mouillée. Resplendissante. Jouissive.

À tel point que, dernièrement, à son bureau, on la remarquait enfin! On lui trouvait même un air différent. Tiens, elle semble amoureuse, non?

En tout cas, elle en avait désormais la beauté. Elle portait le bonheur sur ses lèvres, et dans son regard pétillant. Elle avait des miettes d'orgasme encore accrochées au bout de ses doigts.

Ces doigts qui se glissaient habiles dans sa culotte entre ses grandes lèvres, contre son clitoris, et même dans son vagin, à chaque fois qu'elle participait, invisible et muette, à leur désir, à leur jouissance.

Parfois, elle pouvait attendre jusqu'à une heure, avant qu'ils n'arrivent enfin. Elle guettait le moindre bruit. Elle sursautait à ses propres battements de cœur.

Ils arrivaient, mains et bouches fébriles. Et elle attendait que le spectacle commence, qu'ils se déshabillent, l'un l'autre.

Parfois, elle observait le pénis se raidir dans la bouche de l'autre. Et elle salivait en même temps que la jeune femme le suçait, le léchait, le faisait disparaître jusqu'au bout.

Mais d'autres fois, c'était lui qui la léchait longuement. Il s'abaissait, et ses mains écartaient les grandes lèvres, il admirait la vue, puis sa langue se glissait dedans. Alors, elle-même devenait glissante, et sur la pointe des pieds, dans sa cachette, elle écartait ses jambes, comme pour s'offrir à la bouche gourmande.

Et, en les voyant faire, elle avait déjà tellement envie de jouir. Mais il lui fallait s'accorder sur leur rythme, presque se glisser entre les deux, tel un fantôme, s'interposer entre leurs corps pour ressentir sur son corps à elle toutes leurs caresses, leurs baisers, leur tendresse. Ah, quand ces deux-là faisaient l'amour en douceur, elle... elle jouissait en douce.

Au fil du temps, son excitation était devenue tributaire des ébats de ce couple. Son plaisir ne se déclenchait plus qu'en les espionnant. Comme un réflexe de Pavlov, dont on ne peut plus se défaire. Dont on a désespérément besoin, pour jouir vraiment.

Elle glissait la main dans sa culotte, dès que lui, il commençait à embrasser l'autre fille dans le cou. Elle prenait un plaisir dingue à regarder, mais vraiment bien regarder, observer... comment il cale avec sa main la verge raide contre la vulve et comment il pousse de ses fesses pour s'y introduire jusqu'au bout, comment il reste là un bref moment, comme s'il rentrait enfin à la maison... et qu'ensuite il s'en retire longuement, pour mieux y revenir.

Quand il était de dos, elle admirait sa façon à lui, de plier les genoux, pour mieux s'ajuster à la bonne hauteur. Les muscles de ses fesses blanches, légèrement poilues, semblaient danser une sorte de lambada. Elle aimait aussi ses coups de rein rythmés, surtout quand ils étaient ponctués de soupirs et de:

" - Ah tu es si chaude, tu glisses tellement bien". Ça l'échauffait dans sa cachette...

Puis, elle adorait quand il commençait à accélérer la cadence. On le sentait venir de loin... Dans ces moments-là, la danse de ses couilles lourdes et heureuses était si belle à voir.

Il l'entendait lui demander à l'autre, en sifflant presque dans son oreille:

- Tu la sens bien, t'en veux encore?

Alors elle, dans sa cachette, elle se mordait quasi les doigts pour ne pas crier à la place de l'autre:

- Ah oui, je la veux toute! Vas-y vas-y, vas-y...

Elle glissait sa main entre ses cuisses, puis deux doigts profond dans son vagin, et elle se mettait à se frotter frénétiquement, de partout: Cuisse contre cuisse. Doigts contre vulve. Langue contre le dos de son autre main. Elle avait tellement affiné sa technique. Pour ne pas faire du bruit. Pour ne pas respirer trop fort. Pour ne pas trahir sa présence. Ni sa jouissance.

Si elle se penchait un peu en avant, pas trop... alors elle pouvait garder ses yeux rivés sur leur montée en jouissance et s'aligner ainsi sur leur cadence.

Ainsi penchée, ses doigts fouineurs arrivaient à mieux toucher ce bout de chair à l'avant de son vagin un peu strié, un peu moins lisse, un peu plus sensible, et qui... s'il était adroitement titillé, à la bonne pression, au bon moment... alors, là, c'était... orgasme gagnant! Elle avait soudainement les genoux faibles, le souffle court et les yeux embrumés. De plaisir.

L'écharpe rouge

Un jour, à peine arrivé, il avait bandé comme un éclair, il était déjà raide quand l'autre fille avait défait son pantalon. Admirative, à genoux, devant lui, elle le lécha, juste un peu.

Il sortit immédiatement de la poche arrière de son jeans une écharpe rouge, soyeuse, et, en s'avançant plus près d'elle, verge quasi collée contre ses lèvres, il lui ordonna:

- Tes poignets!

Elle leva ses deux mains ensemble, comme pour une prière, avant de les poser autour de sa verge bandante. Il fit passer l'écharpe autour de ses poignets, il l'enroula à plusieurs reprises, puis il fit un double nœud. Sans reculer, verge tendue, il ajouta:

- Et maintenant, montre-moi ce que tu sais faire!

Et le spectacle qui s'en suivit, fut une véritable danse, d'une grâce absolue autour de cette verge raide. Les mains attachées ensemble s'activaient sur le pénis érigé, on aurait dit qu'il devenait un cadeau orné d'un ruban rouge. Puis, la bouche toute entière, la langue sur toute la longueur, les lèvres autour des couilles, ah! Elle put admirer tout ça et plus encore, pendant un très long moment...

Toute seule, dans sa cachette, elle était déjà montée dans les quarts de tour.

Satisfait, il écarta davantage ses jambes, il rejeta un peu la tête en arrière, il mit une main sur la tête de l'autre fille, avant de se prendre lui-même en main. Il était droitier. Et il se masturba, vigoureusement devant le visage de la jeune femme encore à genoux, qui ne fit rien d'autre, sauf caresser ses couilles ballantes de ses mains attachées au ruban rouge.

La jeune femme attendait sagement la fin, les yeux rivés sur cette verge bien astiquée, un petit sourire en coin. Puis, il poussa son cul en avant, et il éjacula. Fort. Partout sur le beau visage.

Et quand il eut fini de se trémousser, la bouche pleine de râles et de cris:

"- Ah, que c'est bon, ah que c'est bon!" dans sa cachette, elle aussi jouissait en silence, en même temps. Et c'était si bon!

L'autre femme... calme et sereine, faisait glisser sa langue sur ses lèvres. Et le goût du sperme en bouche, elle lui donna raison, coquine: "ah, oui, que c'est bon!"

La fin

Et le manège de la cachette et du plaisir volé continua un bon bout de temps. Jusqu'au jour où le couple n'était plus venu. Du tout! Ni ce jour-là, ni un autre jour!

Alors, laissez-moi vous dire une chose... le plaisir volé est tellement addictif! Ça devient une drogue, une double piqûre d'adrénaline dont on ne peut plus se passer, pour trouver son propre plaisir.

Et l'ennui avec une ivresse si forte eh bien... l'ennui est que, par comparaison, tout le reste devient si fade. Et vous savez ce qu'on dit:

- Voyeur un jour, voyeur toujours!

Conclusion

Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.

Vous aimerez aussi

Immeuble à balcons vue sur la ville de Grenade. Illustration pour l'épisode "Je me souviens par El Maestro" du podcast érotique Déferlante.

El Maestro – Je me souviens

« Doucement, je traçais des cercles autour du téton, tout en embrassant la base de son cou. Doucement, je prenais possession de son corps, en alternant caresses et baisers dans le cou et au coin des lèvres. » Récit original par El Maestro Voix – Supernova, créatrice

Ecoute
Couloir d'hôtel, un plateau avec verres et bouteille de champagne, posé devant la porte d'une chambre, photo noir et blanc

Benji Russ – Je me souviens

Aéroport Linate, bar de chez Sappori. Champagne. Rires. Jeux de mots. Humour corrosif. Provocations légères, sur le fil, dangereuses. Françoise est légère, rayonnante, piquante et très réceptive à cette joute verbale entre business partners. On s’affronte avec humour, intelligence et désir contenu. Pas de romantisme,

Ecoute
Photo noir et blanc, plusieurs câbles attachés sous un bureau

Alain – Je me souviens

« Je me souviens d’une anecdote où, clairement, mon côté voyeur a pris le dessus sans que je l’aie vraiment cherché. Ça remonte à pas mal d’années, facile une dizaine. À l’époque, j’étais technicien informatique itinérant… » Récit original par Alain Voix – Supernova, créatrice du podcast

Ecoute