Ecouter en entier la série érotique « Marlène ».
📖 Transcription complète : "Maîtresse Marlène"
Déferlante – podcast provocateur de plaisir.
L'obsession
Après cette inoubliable soirée déguisée, il avait passé des jours et des jours en pensant à Marlène, matin, midi et minuit. Il se revoyait en train de la lécher, il ressentait à nouveau cet énorme plaisir de s'imaginer dans la bouche de cette femme splendide, ou alors, verge encore frissonnante, à ressentir sa main au toucher glacé.
Évidemment, il y avait Oscar, son esclave, et il avait réalisé qu'il en était jaloux. Non, peut-être pas jaloux, mais envieux sûrement. Il se disait qu'il n'arriverait jamais à avoir cette déesse rien que pour lui, toute entière, car il la voulait toute. Son derrière envoûtant, sa bouche pulpeuse, ses rondeurs alléchantes et surtout, mais surtout, son esprit espiègle, coquin à ras-bord, entièrement libre, atypique.
En fait, tout en voulant l'avoir rien que pour lui, il aimait Marlène, justement pour sa liberté : c'était la liberté d'une femme qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle vaut.
La traque
Au bout d'un mois interminable, il avait fini par craquer, il avait passé des coups de fil, il avait fait des pieds et des mains pour retrouver Marlène, pour mettre la main sur son numéro de téléphone, pour la revoir, quoi qu'il en coûte.
Tout le monde la connaissait, mais personne n'avait son numéro perso. Tout le monde la trouvait géniale, mais on lui déconseillait de se lancer dans une relation suivie avec elle. "- Non mais regarde, Oscar! Regarde ce qu'il est devenu. C'est un ancien trader en bourse, tu sais, millionnaire le mec, à peine marié, bam! Il l'a rencontré dans une soirée et il a tout lâché le lendemain pour devenir son toutou, il est maintenant son esclave H24 et il est prêt à tout pour elle. Fais gaffe, fais gaffe, cette femme est dangereuse, garde bien tes distances."
Que de bons conseils, sûrement, que de bonnes intentions, sans doute, mais au fond, que des mots. "Paroles, paroles, paroles" comme chantait Dalida. Lui, il voulait Marlène et lui aussi, il était prêt à tout pour elle.
Pour finir, on lui donna une seule information réellement digne d'intérêt. Tous les matins, vers onze heures, Marlène prenait son café sur la terrasse du Royal, au centre-ville. Elle y allait sans Oscar.
Alors, pendant trois jours d'affilée, il tourna autour de ce café, il se cacha en face dans la toute petite ruelle qui servait de parking au livreur de l'immeuble à bureau. Il arrivait vers dix heures quarante-cinq et il attendait là, dissimulé derrière le portail lourd. Il surveillait la terrasse du Royal par une craquelure dans le bois.
Sur le coup de 11h, la voilà, Marlène arrivait, superbe! Ah, ce côté félin, cette rondeur moelleuse, son sourire coquin, ses gestes altiers! Cette femme était une déesse et il crevait d'envie d'elle. Il se surprenait à rêver de baisers d'amour qu'il poserait sur son derrière royal. Sur ses seins, sur son ventre rond... il avait la bouche sèche et la verge dure à chaque fois que Marlène terminait son café, se levait, allait embrasser le beau mec derrière le bar, puis elle quittait la terrasse d'un pas assuré, si ondulante et si désirable.
Au troisième jour, en quittant la terrasse, après avoir fait quelques pas en s'éloignant, Marlène fit soudainement demi-tour. Oh, elle s'apprêtait à traverser la rue, elle se dirigeait vers lui pile-poil, vers le portail derrière lequel il se cachait, comme si elle savait qu'il était là. Comme si elle pouvait le voir, à travers la lourde porte en bois. Comme si elle lui disait: "- Ah ah ah, je sais que tu es là et je sais que tu me désires".
Au dernier moment, juste avant de traverser, elle s'était arrêtée net, elle avait sorti son téléphone de son petit sac rouge et elle avait souri en voyant le nom affiché. "Un si beau sourire, mais c'était qui enfin?" Alors, elle avait repris sa route dans l'autre sens, pendant que lui, eh bien... ça ne lui était jamais arrivé auparavant. Lui, il avait éjaculé d'émotions, d'un coup, violemment, sans même se toucher. Plié en deux, les yeux embrumés, il ressentait le contact de son sperme contre son caleçon. Ça frottait un peu, ça faisait du bien, ça donnait envie de recommencer.
Ah, il était sûr qu'elle l'avait fait exprès, cette femme était une sorcière, ou alors, une bonne fée! Et dans les deux cas, son pénis s'affolait pour elle, il n'en faisait qu'à sa tête de gland!
Non, mais imaginez un instant, juste un bref moment, la sensation irréelle de glisser sa verge raide dans la vulve moite et chaude de cette déesse, de se faire une place en elle, dans son vagin et dans son cœur. D'avoir enfin sa confiance, et le moment venu, tout donner pour la faire jouir. Se surpasser, l'aimer comme un fou, lui montrer qu'il était digne d'elle, et dingue d'elle.
Et sur un coup de tête, voilà, c'était décidé : demain matin, vers onze heures, il ira prendre son café, là, sur la terrasse du Royal!
La terrasse
Et en effet, le lendemain matin, à 10h50, il était là, un grand café crème devant lui, et une pile de magazines et de journaux, qu'il était incapable de lire vraiment. Mais ça lui servait à masquer sa trouille immense et son désir encore plus grand.
Quand Marlène arriva, le plus naturellement du monde, elle vint s'installer à sa table, comme s'ils avaient rendez-vous, le journal tremblait dans sa main, son cœur battait à tout rompre. Marlène lui sourit, et lui, il crut jouir sur place. « - Oh, bonjour Marlène, mais quelle surprise! » articula-t-il à grand-peine. « Je savais que je vous trouverais ici aujourd'hui » dit-elle. « Ah, bon? Comment ça? » essaya-t-il de plaisanter. « Si vous voulez gagner ma confiance et mon attention, il vous faudra, soit, mentir beaucoup mieux, soit, ne pas mentir du tout. » « Euh, non, mais c'est que... » « Et si je touche maintenant votre entrejambe, vous allez encore jouir? » dit-elle en avançant calmement sa main.
Il ne put protester, il n'avait de toute façon pas envie de protester, il voulait qu'elle le touche, et il voulait jouir encore, mais elle ne le toucha pas. Elle ajouta simplement d'une voix douce : « Faites-moi plaisir, voulez-vous, masturbez-vous pour moi. » « - Euh, ici, là, maintenant? Non, je ne crois pas que..." Un simple regard de Marlène fut suffisant pour qu'il prenne un journal et qu'il couvre son bas-ventre avec. Elle avait un de ces regards qui semblait étonné quand on lui disait "non".
Alors il défit sa braguette, la main cachée sous le journal, il constata qu'il était tendu comme un arc, raide au bord de la crise de nerfs. Mais il voulait le faire pour elle, pour lui faire plaisir, pour lui plaire.
Dans la fraîcheur de la matinée, sortie de son caleçon, sa verge frissonna, il entreprit de petits mouvements de va-et-vient. Ah, c'était si bon! Encore un peu, et il cèdera, il donnera tout à bout de souffle. « - Oh, je veux la voir! » dit-elle d'une voix innocente avant de prendre une gorgée de café. « - Hein? Comment? Oh oui, bien sûr, tout ce que vous voudrez. »
Il déposa le journal sur la table, il se cala au fond de sa chaise trop droite, tellement inconfortable, et, pénis en main, il continua à se masturber, heureux, sous le regard attentif de Marlène. Il n'osait pas trop la regarder, alors il surveillait la rue.
Elle ajouta au bout d'un moment : « - Vous jouirez quand je le dirai, et vous ferez exactement ce que je vous demande. » « - Oui » répondit-il mollement. Raide, dingue d'elle et de sa façon de le chauffer à blanc, il soupira avant de desserrer un peu son étreinte pour ne pas venir trop vite, pour respecter sa consigne, pour faire durer le plaisir.
Marlène était là, devant lui, elle le regardait, elle voulait le voir jouir. Rien de plus beau ne pouvait lui arriver.
La tasse
Marlène portait une robe verte, toute simple, un généreux décolleté et une chaînette dorée autour du cou avec un pendentif en forme de cœur. Sa taille était soulignée par un ruban en soie noire, joliment noué. La robe était boutonnée devant, du décolleté jusqu'au genou.
Elle fit signe au barman qui arriva rapidement avec une eau gazeuse et un verre glaçon-citron, et pendant que le barman versait de l'eau dans le verre, en faisant mine de ne pas voir la masturbation, Marlène défit lentement les derniers boutons de sa robe, un par un, pour laisser entrevoir ses cuisses blanches croisées. Quand elle décroisa les jambes, un petit coup de vent dévoila son pubis ombré, soigneusement épilé.
Alors il perdit la tête, il se pencha en avant et il articula juste dans un râle rauque : « - Marlène, je vais jouir ». Comme un éclair, elle avança sa main vers lui en lui ordonnant : « - Pas si vite, mon chou ».
Elle avait déjà fini son café, elle tenait sa tasse vide dans la main tendue. « - Je veux goûter », ajouta-t-elle en le regardant droit dans les yeux, et au dernier moment, les yeux rivés sur ses cuisses écartées, offertes au regard, il éjacula quasi en silence. Dans un éclair de plaisir, il s'efforça de lâcher tout son sperme dans la toute petite tasse, et ce faisant, il crut rendre l'âme de bonheur, d'excitation et de jouissance. Marlène allait le goûter, le goûter lui!
Le barman s'en alla, petit sourire en coin. Marlène déposa la tasse sur la table sans la porter à ses lèvres, sans lui montrer le moindre intérêt. Ah! Il se sentit soudainement démuni, abandonné, chassé du paradis, seul au monde, avec sa verge progressivement molle en main.
En le regardant droit dans les yeux, Marlène ajouta en souriant : « - Oh! nous allons devoir recommencer, vous avez joui avant que je ne l'autorise! Soyez ici demain matin, même heure, d'accord? »
Il s'entendit répondre doucement: « - Oui, Maîtresse! »
Puis, en lui envoyant un baiser imaginaire, elle se leva et repartit comme elle était venue, en ondulant ses fesses. Et sa robe, encore déboutonnée, s'envola joliment dans une brise chafouine.
Conclusion
Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.
© Supernova / Déferlante – septembre 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.



