Puis, miracle! Un dimanche soir aux JT, la fin officielle du Covid fût annoncée partout… Et vendredi – jour merveilleux entre tous – les bars, les cafés, les restaurants, les cinémas, les théâtres, « toussa-toussa » allaient enfin rouvrir et recevoir du monde, comme avant. Sans masque, sans distance sociale, comme dans le bon vieux temps.
Les câlins, les baisers à l’ancienne, avec la langue, et les soirées torrides faisaient leur retour triomphant!
Première partie de la série érotique Le défi
Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante.
📖 Transcription complète : "L'idée du défi (1/4)"
Déferlante, le podcast de vos désirs.
Introduction
Tiens, tiens, tiens, je commence ce soir une nouvelle série érotique, intitulée "Le défi" et il y aura quatre parties en tout. Ce premier épisode vous présente… disons, le contexte et il sera un peu moins explicite que d'habitude. Mais, pour ne pas vous faire attendre trop longtemps, mercredi soir vous aurez déjà la suite. Ce sera le défi de Rose.
Bon, allons-y pour planter le décor de ce défi.
Les trois amies
Trois meilleures amies, Rose, Laura et Gaby, qui avaient surmonté ensemble cette longue et pénible période covidique, en plaisantant sur absolument tout ce qu'elles feront "après". Les sorties, les cocktails, le sexe, les vacances, tout ça, tout ça. Elles avaient rebaptisé le covid en "covidick", en hommage à la littérature anglaise.
D'ailleurs, pour chacune de leurs envies, de leurs frustrations, de leurs rêves, une sorte de réplique - devenue célèbre - clôturait les débats. "- Ah non, mais je te jure que je ferai toussa-toussa à la fin du covidick."
Mais, de fil en aiguille, la blague n'en était plus une, car covidick durait déjà depuis plus d'un an, presque deux, et toujours aucune perspective de fin imminente.
La fin annoncée
Puis, miracle! Un dimanche soir, comme les autres, au JT, la fin officielle du covidick fut annoncée partout. Et, vendredi - jour merveilleux entre tous - les bars, les cafés, les restaurants, les cinémas, les théâtres, "toussa-toussa" allait enfin rouvrir et recevoir du monde "comme avant": sans masque, sans distance sociale, comme dans le bon vieux temps. Les câlins, les baisers à l'ancienne avec la langue, les soirées torrides faisaient leur retour triomphant.
Une fois la nouvelle tombée, les trois copines avaient directement organisé un FaceTime pour décider de la suite. Ah, elles allaient sortir vendredi soir, mais où ? Que choisir ? Juste un cinéma ? Un cinéma-restaurant entre copines ? Ou carrément la totale ?
Retourner à leur café-restaurant préféré - s'il existait toujours - et se refaire une de ces soirées endiablées et super dingues, qui se terminaient toujours en danse sur les tables, juste après minuit, façon Cendrillon ?
Le Corbeau
Ah oui, il y avait eu dans le temps un tel endroit à Bruxelles: "Le Corbeau", une brasserie-restaurant bien calme et plaisante à midi et en soirée. Mais… minuit passé, l'ambiance changeait pour devenir un "truc" qu'il fallait absolument vivre, puisqu'il était indescriptible de beauté et de folie.
Célibataires toutes les trois, elles étaient toujours parmi les derniers clients à partir. La fête, danser sur les tables, des souvenirs heureux à la pêle! Ah mais rentrer à pied au petit matin et chantonner dans les ruelles en pavés, et aussi ruiner leurs escarpins sur ces fichus pavés, mais quel bonheur ! Même ça, ça leur manquait, tiens !
Alors la décision fut prise à l'unanimité! Vendredi, on va retourner au Corbeau, rue Saint-Michel, et on va lui faire sa fête! Mais on ne pouvait pas se contenter d'un simple retour, non, non, non, non, il fallait marquer le retour d'une pierre blanche. Et c'est Gaby qui en eut l'idée: "et si on se lançait un défi" ?
Le défi
Une idée toute simple, saugrenue oui! mais simple: trois célibataires abstinentes depuis si longtemps, trois orifices… eh bien, on tire au sort les orifices.
Vendredi on va au Corbeau, on se choisit chacune un gars, on passe la nuit avec, mais attention, et voici le défi… on se donne à cœur joie à une nuit de folie ardente, mais uniquement selon le résultat du tirage au sort. Et le sexe, cette nuit-là, sera ou bien oral, ou bien anal, ou bien vaginal. Toute la nuit!
Interdit de proposer ou d'accepter autre chose que l'orifice tiré au sort. Y aller à fond, et voir si au petit matin, les Cendrillons célibataires se transformeraient en jeunes femmes, officiellement invitées à un rendez-vous galant.
D'abord, elles ont pouffé de rire, évidemment. Ensuite, elles ont protesté, évidemment. Et évidemment, aucune décision n'a été prise lors de la discussion en visio.
Les hésitations
Le lendemain soir, nouveau FaceTime, à nouveau toutes les trois.
Plus la chorale râleuse: "- Oui, mais c'est chaud quand même… Oui, mais si on n'aime pas tellement le résultat du tirage au sort? Oui, mais si le gars n'aime pas spécialement l'orifice en question? Oui, mais et-patati, et-patata…"
"- Que de mauvaises excuses", leur répondit Gaby. "- Pas plus tard qu'il y a un mois, vous disiez être prête à tout, absolument tout, pour retrouver une vie normale, et surtout, pour avoir un gars dans votre lit, à sexer à volonté toute la nuit. Bah, c'est tout vu! des poules mouillées, oui?"
Sacrée Gaby, elle savait parfaitement sur quel bouton il fallait appuyer pour les faire réagir, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la décision fut prise! Et à l'unanimité.
Le cahier des charges
Voici le cahier des charges.
1. Retourner au Corbeau vendredi soir pour danser sur les tables.
2. Se trouver chacune un gars sympa pour passer la nuit avec.
3. Le sexer toute la nuit, mais uniquement l'orifice tiré au sort.
Et 4. Éblouir ces mecs et faire en sorte qu'ils veuillent absolument les inviter chacune à un vrai rendez-vous. Un vrai rencard, oh là là, un sacré défi!
Puis… se retrouver toutes les trois dimanche matin pour un brunch au champagne et raconter chacune son aventure. Et Gaby avait achevé son discours en disant: "- Les filles, il faut sortir de la zone de confort, il faut donner de sa personne et goûter au plaisir de la vraie vie, enfin retrouvée. Célébrer la fin du Covidick, on attend ça depuis bientôt deux ans, quoi".
Le tirage au sort
Bon ben, il ne leur restait plus qu'à faire le fameux tirage au sort. Alors Gaby prit trois bouts de papier, nota sur chacun un orifice, et elle mélangea le tout dans un chapeau.
La première à se lancer fut Rose, en disant: "même pas peur". Eh bien, pour elle, le sexe, cette nuit-là, allait être uniquement oral. "- Oh, ça mettra mes joues en valeur. Après, faut tout de même voir sa taille"
Ensuite, Laura qui répéta - une fois de plus - sa bête blague préférée: "Laura ou Laura pas, dans son cul". Ah oui, cette nuit-là, elle l'aura, car pour Laura, le sexe allait être uniquement anal. "- Ah, mais c'est bien ma veine"
Et enfin Gaby qui ne semblait pas spécialement ravie du sort vaginal. "- Oh là là, je sens que je vais encore me farcir le missionnaire", râla-t-elle en rigolant. "- Ah oui, ce pauvre missionnaire, enfin! Bon, alors que le Kamasutra est si vaste"
Préparatifs
Comme quoi, le hasard fait toujours bien les choses. Et les trois copines allaient passer leur semaine à se préparer. Épilation, gommage, manucure, pédicure, massage drainant, huile parfumée, coiffeur. Ah, enfin choisir leur tenue.
Rêver de cette soirée et du mec - forcément formidable - que chacune d'entre elles allait enfin rencontrer. Non mais pensez-y! enfin sortir, danser, flirter, et parier sur une nuit torride.
"Toussa-toussa", la vie quoi!
Conclusion
Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.
© Supernova / Déferlante – février 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.



