Ce nouvel amour était une révélation. Sous ses caresses, sous sa langue, sous son regard tout simplement… elle redevenait femme. Elle n’était plus que la suceuse d’une petite bite trapue. Ce nouvel amour la caressait partout, l’embrassait partout, la faisait chavirer, la faisait grimper aux rideaux, bien avant de s’introduire en elle.
Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante.
📖 Transcription complète : "L'amour avec un A"
Déferlante, le podcast du désir.
Le dilemme
Elle devait le lui dire, tôt ou tard… Il s'en doutait, probablement, de toute façon. Et puis, peu importe, pour elle, c'était devenu intenable.
Mais je vous demande… comment doit-on s'y prendre pour dire au père de ses enfants: "- Chéri, je te quitte… en gros, parce que tu n'es pas assez bon au lit?"
Il n'y a pas de bonne façon de le dire sans le blesser. Et la dernière chose qu'elle souhaitait, c'était justement de le blesser. Elle avait déjà passé des nuits blanches en essayant de trouver les bons mots, en vain.
Évidemment, le plus direct, ce serait de lui dire: "- Je te quitte, car sexuellement je ne suis pas, je n'ai jamais été, vraiment heureuse avec toi. Je ne le comprends que maintenant, car depuis peu j'ai un point de comparaison. Mais au fond, qu'importe les raisons, je te quitte, juste parce que j'ai besoin de vivre autre chose."
L'équipe
C'est vrai que d'une certaine façon, on pouvait croire qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, pour la routine, pour gérer la maison, les enfants, les vacances… Oui, pour tout ça, ils avaient formé une excellente équipe, mais… sexuellement, on était très loin du compte.
Pendant des années, elle avait rongé le frein de ses frustrations, sans jamais oser les avouer. Et surtout, sans jamais oser imaginer qu'il en était peut-être responsable.
Mais, récemment, elle avait enfin compris une chose: son mari avait une verge courte et trapue, qui ne lui convenait absolument pas.
Elle ne sentait quasi rien quand il était en elle. Il s'agitait, il pouffait, il se donnait du mal, alors qu'elle, elle ne sentait rien, aucune excitation, aucun émoi. Ce n'était la faute à personne, mais encore fallait-il pouvoir le dire.
Ce qu'elle aurait aimé
Si elle avait été égoïste, elle lui dirait qu'au fond, il ne comprenait rien, ni à son corps, ni à ses émotions. Qu'il avait une petite bite et qu'il aurait dû, depuis bien longtemps, développer d'autres talents, pour compenser. Par exemple, descendre sur elle à chaque fois, et la lécher encore et encore et… encore, pour la faire jouir enfin. À volonté.
Oui, au début de leur mariage il avait quelques fois essayé, mais on sentait bien que c'était à contrecœur.
Une fois, c'étaient les poils qui le piquaient, alors elle s'était épilée. Entièrement glabre, un sexe de gamine. Une autre fois, c'était le goût qui ne lui plaisait pas. Et ainsi de suite…
Par contre, quand elle devait le sucer, alors là! Retour d'enthousiasme, au galop: il avait cette façon de lui tenir la nuque fermement, de ses deux mains, bien serré, pour lui faire avaler toute sa queue et, à la fin, tout son sperme. Qu'importe si le goût lui plaisait ou pas, ou l'odeur, ou la quantité!
Le rituel
C'est qu'il avait beau être un petit gabarit, il vous remplissait la bouche entière de ses spermatozoïdes mal odorants et au goût vinaigré. Elle avait laissé faire, pendant des années, car elle comprenait parfaitement son besoin viscéral de se sentir puissant. Dominant!
Que voulez-vous… c'est une aspiration intime de toutes les petites tailles… Ils sont un peu comme le chaton qui se rêve lion.
Non mais... si on devait connaître tous les secrets que les couples cachent derrière la porte de leur chambre à coucher, on en apprendrait des vertes et des pas mûres!
Lui, par exemple, il ne bandait enfin dur que lorsqu'il était pris en bouche… Ah, la regarder engloutir entièrement sa courte queue (Dieu merci) et lui faire avaler son sperme, jusqu'à la dernière goutte… Voilà! c'était ça, son bonheur, tout bête, tout simple!
Par la suite… c'est vrai qu'il était reconnaissant, il devenait enfin câlin, tendre.
"Décontracté du gland", il était enfin attentif à elle. C'était déjà ça de pris.
Ce qu'elle détestait
Mais la vérité est qu'elle détestait… non pas le sucer, non! En soi l'idée de sucer une belle érection, ça la faisait mouiller à tous les coups… Non… mais… Quand elle devait le faire pour lui, mentalement elle devait se motiver: en imaginant une magnifique verge, plus longue, qui frémissait sous ses coups de langue, apprivoisée sous ses léchouilles, qui lui remplissait la bouche tendrement, avec son gland en peau de pêche…
Une de ces belles queues qu'elle donnerait cher pour ventouser habilement, entre sa langue et ses joues, pour la faire glisser, toute mouillée de salive, en espérant de tout cœur sa jouissance: et qu'elle gicle enfin du sperme goût vanille! Elle imaginait toujours une sorte de pénis magique capable d'éjaculer un élixir onctueux… En fait, elle adorait sucer.
Non, ce qu'elle détestait, c'était sa façon de lui imposer SON plaisir, à la va-vite, quasi à sec! Juste après quelques caresses en vitesse, il lui foutait sa queue encore molle contre les lèvres, en sifflant presque entre les dents, excité comme une puce: "- Suce-moi, suce-moi bien!"
La domination
Son plus grand extase était de se placer à califourchon par-dessus elle, donc il était assis sur ses genoux, pour la regarder d'en haut, il admirait comment elle était allongée sur le dos, les bras en croix, comment elle ouvrait bien grand la bouche pour recevoir sa queue… et comment elle le suçait, à fond!
Il aimait diriger la fellation, en avançant et en reculant ses fesses à sa guise, qu'importe si elle attrapait des torticolis à force de le suivre, pour mieux le sucer, cou tendu vers l'avant et sans pouvoir s'aider avec les mains. Car il avait dit un jour: "- Les mains, non, j'aime pas trop ça!"
Et si elle devait avoir des haut-le-cœur, la vérité est que… lui, ça l'excitait encore plus.
Alors, de son poids, il s'asseyait carrément sur sa bouche et elle ne pouvait s'en échapper. Et ce rituel, de la petite bite dominante, semblait le remplir d'excitation et de bonheur. Pour lui, c'était un jeu absolument exquis.
Généralement, il jouissait vite (encore heureux) mais… il jouissait en grosses quantités. Elle n'avait jamais pu recracher son sperme car, lorsqu'il sentait monter son jus d'entre les couilles, il se calait serré au-dessus de sa bouche, de sorte qu'elle ne puisse rien faire d'autre que l'avaler. Et dans un dernier effort, elle entendait: "- Vas-y, vas-y, comme ça, prends bien tout!"
Le compromis
Sa meilleure amie lui avait dit un jour que ça ressemblait tout de même à du viol conjugal. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, à ce stade, quelle importance? Ils étaient mariés depuis si longtemps, et bon… il prenait son pied à sa façon. Certes, inhabituelle et maladroite.
Mais… justement parce qu'elle l'aimait, elle consentait à ce qu'il puisse avoir chaque semaine sa précieuse dose de "mâle dominant". Elle LE laissait faire, elle SE laissait faire, c'était devenu leur routine depuis si longtemps. Un truc pas très plaisant, vite fait, au prix de son plaisir à elle, et certains jours, au prix même de son estime de soi.
Bien sûr, elle avait essayé une fois ou l'autre de se soustraire, de changer ce satané rituel, mais… alors il devenait insupportable à vivre, pour le reste de la semaine. Toute sa frustration à fleur de peau!
Tout compte fait, elle se disait que quelques minutes de sa patience valaient bien une semaine entière de tranquillité.
Le nouvel amour
Mais voilà, en dépit de tout cela, elle ne voulait absolument pas être méchante avec lui. C'était l'homme qui avait longuement partagé sa vie. C'était le père de ses enfants. Certes, elle voulait le quitter, mais en bons termes. Et elle devait trouver les bons mots pour le lui annoncer.
Parce que… voyez-vous, le nouvel amour qui était entré presque par erreur dans sa vie, il était merveilleux, il était doux, tendre, altruiste dans son plaisir, attentif à ses besoins et à ses envies. Ce nouvel amour était une révélation sexuelle, presque religieuse.
Sous ses doigts, sous ses caresses, sous sa langue, sous son regard tout simplement… elle redevenait "femme". Elle n'était plus que la suceuse d'une petite bite trapue, ou juste le récipient de quelques coups de reins essoufflés et vite oubliés.
La révélation
Non, ce nouvel amour la caressait partout, l'embrassait partout, la faisait chavirer, la faisait grimper aux rideaux, bien avant de s'introduire en elle. Ainsi, elle avait largement le temps de sentir venir lentement le plaisir, de se laisser envoûter et emporter par lui, et quand elle s'entendait respirer au ralenti, souffle court, presque sifflant de désir impatient…
Alors et seulement alors, ce nouvel amour la pénétrait avec une douceur infinie, en la regardant droit dans les yeux, comme pour y lire ses émotions et ses envies, avec une lenteur qui la rendait dingue d'extase.
Il dénudait son âme, émotion par émotion, résistance par résistance, et frisson par frisson, jusqu'à ce que… elle ne soit plus rien d'autre que jouissance pure, dans une sorte de tourbillon vers le haut.
On peut dire qu'avec ce nouvel amour, baiser était devenu presque un acte de foi. Jouir était aussi intense qu'une question de vie ou de mort. Désormais, elle baisait comme si c'était la dernière fois avant de mourir… pour jouir à la fin, comme si c'était une renaissance.
La question
Alors, voilà, maintenant vous savez tout.
Et je vous le redemande: comment fait-on pour expliquer tout ça à son mari?
Ce mari, qui n'est ni meilleur, ni pire qu'un autre, mais qui… visiblement, ne vous aime pas assez pour changer.
Et probablement qu'il ne s'aime pas assez lui-même pour se surpasser.
- Dites-moi, Docteur, comment on fait?
Conclusion
Vous avez écouté Déferlante, le podcast de vos désirs.
© Supernova / Déferlante – mai 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.



