Gaby, le défi 4/4

A la soirée, Gaby n’avait encore trouvé personne. Faut reconnaître aussi que l’idée du défi ne l’emballait plus tellement. Ca lui semblait un peu bête, même. Et, de toute façon, elle n’avait remarqué aucun mec avec qui elle ait envie de passer la nuit. Elle se disait qu’elle allait rentrer se coucher. Et que pour le défi, son magic wand allait faire l’affaire, tout aussi bien.

Ecoutez en entier la série audio érotique Le défi

Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante.

📖 Transcription complète : "Gaby – Le défi (4/4)"

Déferlante, le podcast du désir.

La soirée

À la soirée de vendredi, Gaby n'était pas tellement dans son assiette. Tout ça était un peu irréel, comme un réveil en nage après un mauvais rêve. On n'osait pas trop y croire.

Rose avait quitté la fête la première, avec un gars qui n'avait des yeux que pour elle. Le genre Martini Rosso. Laura était venue lui dire "au revoir", elle partait avec un grand maigre qui piquait un fard, chaque fois qu'il regardait ses gros seins ou son derrière.

Et elle… elle n'avait encore trouvé personne. Faut reconnaître aussi que l'idée du défi ne l'emballait plus tellement. Ça lui semblait un peu bête, même. Et, de toute façon, elle n'avait remarqué aucun mec avec qui elle ait envie de passer la nuit.

Elle se disait qu'elle allait rentrer se coucher. Et que pour le sexe vaginal, son magic wand allait faire l'affaire tout aussi bien. Sacré jouet, cette baguette magique!

L'appel

Au moment où elle ramassait ses affaires pour rentrer, elle entendit son téléphone sonner. Elle crut d'abord à une des filles en train d'appeler déjà pour raconter leur aventure, mais en regardant l'écran, elle vit le nom: Darius Connard.

Son sang ne fit qu'un tour et son cœur faillit lâcher.

Darius? après autant de temps? Répondre? Plus fort qu'elle, elle répondit déjà d'une voix rêche: "- allo!"

Et puis, le silence… et une sorte de tension, de phéromonade puissante, comme une vague qui se retire entièrement de la plage sur une longue distance, pour mieux revenir et tout emporter.

"- Tu me manques…" dit-il d'emblée.

Elle avait besoin de sortir, il n'y avait pas assez d'air là! Une fois dehors, sur le trottoir, elle leva les yeux et le vit… juste de l'autre côté de la rue, en face. Même silhouette fine, col relevé, baskets hautes, des Jordan, énorme écharpe autour du cou.

Elle raccrocha et mit son téléphone dans son sac. Puis, elle partit, calmement. Ne pas s'arrêter, ne pas respirer le même air que lui! Disparaître, se volatiliser. Comment l'avait-il trouvée, d'ailleurs?

La poursuite

Il marchait derrière elle, d'un pas assuré, comme au premier soir quand ils s'étaient connus. Elle avait envie de se mettre à courir, comme au premier soir quand ils s'étaient connus. Et elle savait déjà que sa nuit risquait d'être torride, un ouragan qui allait tout emporter, tout effacer, pour ne laisser derrière qu'une soif immense et un manque absolu! Comme au premier soir, quand ils s'étaient connus.

Mais elle n'était pas prête. Elle en crevait d'envie, mais elle n'était pas prête! Elle savait déjà qu'on ne résiste pas au tsunami, mieux vaut se laisser emporter et trouver dans la cavalcade, quelque part, un point d'accroche! Sa magic wand allait rester dans le tiroir de sa table de nuit, finalement.

"- Gaby, attends, s'il te plaît, attends…
- Et comment tu m'as retrouvée, d'ailleurs?
- Facile, tu n'as pas annulé le partage de ta position sur ton téléphone…"

Zut, pensa-t-elle… elle avait tout supprimé, tout effacé: son numéro de téléphone, ses photos, leurs conversations WhatsApp, tout… sauf ce paramètre débile!

"- Tu veux quoi?
- Toi…"

Hein? d'un coup elle était désarmée, carrément nue… au plein milieu de la rue déserte.

"- Gaby, laisse-moi t'expliquer.
- Pas besoin de tes explications à la noix! Va-t'en!"

Elle entendit tout de même ses pas derrière elle et… elle en fut si contente. Il la suivait, il ne s'en allait pas. Et ce manège dura un petit moment.

L'appartement

Une fois devant la porte d'entrée de son immeuble, elle sortit ses clefs de son sac, et fit semblant de les laisser tomber par terre. Il les ramassa et en les lui rendant, sous la lumière du lampadaire, elle put voir ses yeux. Ils étaient tristes, apeurés, mendiants… pendant toute leur relation, elle n'avait jamais vu ça.

Elle prit les clefs d'un geste brusque et sans un mot elle ouvrit la porte, puis, elle lui tendit la main.

Déjà, dans le couloir, ils étaient en train de se jeter l'un sur l'autre, avec une sorte de peur panique, de désir surpuissant, alimenté par le manque, par le temps perdu et l'envie retrouvée. "- Tu m'as tellement manquée", dit-il entre deux baisers…

"- J'ai voulu t'appeler tellement de fois, mais je…"

Elle l'arrêta net, en fourrant sa langue dans sa bouche. Ensuite, d'une main, elle tâta son entrejambe: dure, qu'elle était sa queue, bien! Elle défit calmement sa braguette et, en quelques secondes, elle avait relevé sa jupe et baissé sa culotte, jambes écartées, elle avait glissé sa verge dure à l'intérieur de son vagin.

"- Baise-moi et tais-toi", dit-elle dans son oreille.

Et comme dans le bon vieux temps, il la fourra bien loin, bien adroit, avec une sorte de feu et de tendresse qui ne lui appartenaient qu'à lui! Son vagin le reconnaissait, car il se resserrait, glissant autour de cette bite aux pouvoirs magiques, comme pour lui souhaiter "bienvenue au bercail". Même alchimie, même désir, même plaisir.

Le choix

Puis, comme à son habitude, après l'avoir baisée sec et fort contre le mur, une jambe bien relevée, avec des coups bien profonds et le souffle collé contre son cou, il lui dit:

"- Gaby, tu m'as tellement manquée, j'avais tellement envie de toi…" Alors, elle sentit sa jouissance imminente, donc elle recula, elle le regarda droit dans les yeux, puis elle se retourna dos à lui!

Sous la lumière blafarde du couloir, elle lui montrait son cul. Jupe relevée, culotte baissée, jambes écartées, bras tendus contre le mur. Lui, la queue bien raide, il hésitait. Il avait compris et il avait mal. Partout.

"- Alors, ça vient?" demanda-t-elle froidement.

"- Gaby, non, pas comme ça, il faut qu'on parle!"
- Pour parler, il fallait prendre rendez-vous il y a 2 ans. Ce soir c'est "baise-moi, si tu peux". Sinon, va-t'en et bonne nuit!"

Et contre toute attente, la bouche bien sèche et le cœur en miettes, il finit par glisser sa bite entre ses jambes, qu'il écarta encore plus d'un geste sec, puis, il la baisa! Vraiment! Il s'avança en elle, dru et loin, avec désespoir, avec rancœur, avec rage, et il la pistonna de toute sa verge, de toute son envie, et de toute sa déception. Comme si c'était la dernière fois.

Car il savait bien, au fin fond de son cœur, que c'était la dernière fois, qu'elle ne lui pardonnerait jamais sa lâcheté et qu'il avait trop attendu pour la revoir! Chaque coup de rein était un mot d'amour étouffé, chaque râle était un cri d'amour détourné, et chaque respiration était la dernière.

Il sentit qu'il allait gicler en elle, alors il la colla, bras écartés et joue plaquée contre le mur, et il fit en sorte qu'elle soit pleine de lui à ras bord, et qu'elle reçoive absolument tout ce qu'elle avait souhaité recevoir ce soir.

Une fois la tension soulagée, il rangea sa queue dans son pantalon, il remonta sa tirette et, après une hésitation, sans un mot, il partit!

La porte d'entrée fit du bruit, derrière lui.

Après

Gaby étouffait.

Gaby n'arrivait pas à penser.

Gaby ne tenait plus debout.

Alors, elle se laissa glisser le long du mur pour se retrouver assise sur la dalle froide, sexe nu, et dégoulinant de sperme chaud… Et bizarrement, cette froideur lui fit du bien.

"- Et après?" demandèrent doucement ses amies.

"- Après… je suis rentrée chez moi, je suis allée dormir et je me suis rappelée que je ne prenais plus la pilule depuis quelques mois."

Conclusion

Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.

© Supernova / Déferlante – février 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.

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