Au bout du couloir

Le désir était revenu dans leur relation et ça changeait absolument tout! Se dire que seulement 6 petits pas dans le couloir vous séparent d’un possible orgasme torride, ou d’une fellation endiablée… Pour retrouver sa femme au bout du couloir, il se préparait comme un ado pour son premier rencard.

Il se rasait de près, il se douchait et il se parfumait… tout en imaginant comment il allait tenter sa chance!

Texte et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante

📖 Transcription complète : "Au bout du couloir"

Déferlante – podcast provocateur de plaisir.

Le 99e épisode

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais cet épisode est le 99e! En Belgique, on ne dit pas ça, en Belgique on dit nonante-neuvième. Et on entend bien le premier 9 et le deuxième 9 et on se dit: "ooh, juste avant le chiffre rond 100". Allons-y pour ce nouvel épisode!

L'impasse

Leur vie sexuelle était arrivée dans une sorte d'impasse. Rien de bien original à vrai dire, tous les couples de longue date passent par cette case-là, tôt ou tard. Alors, on se rassure comme on peut, mais, à vrai dire... c'est très embêtant.

Il leur fallait trouver une solution, et vite. Pas envie de perdre son temps à faire une thérapie de couple... riche en masturbation intellectuelle, mais décevante en solutions concrètes.

Alors, à force de lire les avis des uns et des autres sur le Net, le meilleur choix semblait être... de s'éloigner un peu, l'un de l'autre. De faire chambre à part! Je sais, cela paraît étrange et même contre-intuitif quand on veut justement resserrer les liens...

Mais, nom d'une pipe magistrale, dans leur cas, ce fut divinement efficace!

Chambre à part

Bon, je vous raconte : ils en avaient d'abord parlé, longuement, calmement. Puis, ils avaient décidé ensemble qu'il fallait faire des travaux dans la maison, pour rendre ce choix parfaitement agréable.

Il a fallu aménager une deuxième salle de bain, il a fallu commander un tout nouveau lit, mais surtout, il leur a fallu renoncer à l'habitude de dormir l'un contre l'autre tous les soirs! De se réchauffer l'un l'autre et de s'écouter ronfler et péter sous la couette!

Alors, le jour venu, le cœur un peu serré, elle avait assisté à son "déménagement" tout au bout du couloir. Et lui, une sorte de nœud serré dans la gorge, il avait pris ses clics et ses clacs pour s'en aller là-bas, au fond du couloir!

Ça ressemblait à une punition, de prime abord!

Les trois règles

Sauf que... au bout de quelques jours, là, tout seul dans son lit, le soir venant... hmmm son imagination redevenait sauvage, rallumée par un feu de désir nouveau, et sa main droite... pffiouuu, elle glissait totalement frénétique sur son sexe érigé.

Ahhh, se masturber à volonté redevenait un plaisir tout entier. Pas juste une gêne juste bonne à dissimuler, ni un truc à contre-cœur toléré, non.

Bizarrement, l'absence physique de l'autre rallumait le désir imaginaire de l'autre, cet esprit coquin et espiègle...

Hmmm anticiper, comme quand on avait 17 ans et qu'on guettait le coup de vent pour apercevoir enfin les cuisses blanches, dévoilées sous la jupe envolée. Hmmm... même à presque 50 ans, je vous jure que ça vous fait bander bien raide et ça vous fait jouir à volonté!

Ensemble, ils avaient fixé trois règles pour cet éloignement, 3 règles toutes simples. Simples comme bonjour...

La première règle : "frapper à la porte et attendre le mot de passe". Longues discussions à propos du mot de passe. Pour finir, le leur était : "- en avant". Comme une invitation chaleureuse, mais qui n'engage à rien, le suspense reste entier. C'est juste le sésame qui entrouvre la porte, c'est tout!

La deuxième règle : "déployer son charme, exprimer à haute voix ses envies et accepter la réponse". Ahh, oser dire à haute voix ce que l'on désire, eh bien vous savez quoi? Ça vous donne une chance en plus de l'obtenir... car les mots qui flottent ainsi en l'air permettent à l'autre d'anticiper son plaisir. Ou pas.

Autrement dit, ça pouvait donner un truc du genre: "Ma chérie, ce soir j'ai envie de prendre ton magnifique cul, j'en crève d'envie, ça me fait bander dur comme de la pierre, depuis ce matin, veux-tu?"

Ou sinon, en arrivant chez lui, c'était elle qui lui disait: "chéri, j'ai mon bas-ventre qui frémit, veux-tu me prendre, bien raide et serré-collé... depuis ce matin j'en ai tellement envie." Et en l'écoutant prononcer ces mots, comme par magie, il se voyait déjà faire.

La troisième règle et la dernière : "jamais d'amertume, jamais de regrets!" Quand on y pense, la séduction est comme un jeu, avec ses règles et avec ses limites, parfois on gagne, parfois on perd. Alors, se voir opposer un "ah, désolé, pas très envie ce soir..." au fond, ce n'est rien d'autre qu'une promesse pour plus tard. C'est une attente remplie de désir enfiévré pour des lendemains qui baisent!

Le renouveau

Et, franchement, entre nous soit dit, depuis qu'ils avaient pris cette sage décision "faire chambre à part..." mon Dieu! ils avaient retrouvé leur flamme, leur désir, leur envie de séduire. À vrai dire, ils baisaient trois fois plus et trois fois mieux qu'avant!

Déjà, ils avaient retrouvé l'odeur de l'autre, avec les phéromones dus au manque! On ne baise jamais mieux, que quand on est en manque de l'autre! Et l'odorat... ça vous remplit d'un coup le cerveau de désir. Un peu comme la madeleine de Proust, qui fait saliver.

Après, il faut dire aussi que les soirs sans sexe à deux... hmmm c'étaient des soirs de sexe solitaire, de masturbation, d'imagination débridée!

Se dire que seulement 6 petits pas dans le couloir vous séparent d'un possible orgasme torride, ou d'une fellation endiablée, et qu'il vous appartient de vous lever de votre lit et de les faire l'un après l'autre, ces pas : un, deux, trois... Ou sinon, de rester au lit et de vous masturber en espérant l'arrivée de l'autre à votre porte... hmmm, chaud devant! Tout redevenait possible, mais pas certain. Donc, tout redevenait excitant!

L'incertitude était revenue dans leur relation, et ça, ça changeait absolument tout! Anticiper les possibles, rêver de l'impossible. Plus rien n'était acquis. Plus rien n'était garanti! Ce qui veut dire que désormais, pour VRAIMENT baiser, eh bien : on se donnait du mal, on en voulait vraiment!

Lui, pour retrouver sa femme au bout du couloir, il se préparait comme un ado pour sa première fois. Il se rasait de près, il se douchait et il se parfumait... tout en imaginant comment il allait tenter sa chance!

Les premières fois

La première fois qu'il était venu frapper à SA porte, il n'avait pas entendu le "en avant"... alors, un peu déçu et déstabilisé, il avait débandé et il avait laissé la rose rouge par terre, devant sa porte, avant de repartir vers sa chambre.

Mais, plus tard, en sortant de sa douche, il l'avait trouvée là, à son grand étonnement! Elle était allongée sur le côté, entièrement nue et toute belle dans son lit, offerte... Adieu pyjamas!

Et ce fut son derrière qu'il vit en premier, tout en courbes, et en blancheur et en fossettes. Non mais... quel bonheur de s'allonger derrière elle, d'emboîter sa verge entre ses cuisses, et de se glisser en elle, raide et conquérant, pour répondre à son invitation alanguie.

Vous savez quoi? L'autre soir, par exemple, il était venu la voir : le cœur battant, les jambes un peu molles, mais avec une érection déjà triomphante!

Quand elle avait ouvert la porte de sa chambre, toute souriante, toute détendue, un petit coup d'œil à son érection fut suffisant! La magie fit en sorte qu'il put prendre sa femme debout, par derrière, contre le mur! Mon Dieu, ce n'était plus arrivé depuis... Oui, ce fut de courte durée, soit! Mais tellement intense!

Et la semaine d'avant, il avait osé venir frapper à sa porte tout nu! Juste un ruban satiné rouge attaché avec un joli nœud à sa verge raide... En le voyant, elle avait tellement souri, comme quand ils s'étaient connus, il y a si longtemps.

Ensuite, sans le quitter du regard, elle avait lentement détaché le ruban, puis (attention) elle s'était abaissée pour le sucer longuement, là, sur le pas de la porte... Et il avait si fortement joui, qu'il avait dû se tenir au chambranle! Et ce n'est pas tout! Après avoir joui, avec ce même ruban rouge satiné, c'est lui qui lui avait attaché les poignets à la tête du lit. Pour ensuite, soulever son bassin, mettre ses jambes contre ses épaules, se caler contre sa vulve glissante et la prendre bien serrée, à coups de reins bien profonds, et sans la quitter du regard... Ohhh, elle avait beaucoup aimé, et ils avaient joui comme quand ils avaient 20 ans, pour finir en nage.

La quatrième règle

Une fois le désir renouvelé, elle avait retrouvé l'envie de séduire, de se préparer à l'amour, de l'imaginer, de mouiller rien qu'à l'idée. Et en arrivant devant la porte de sa chambre à lui, très souvent, elle était déjà lisse et douce de partout. Regard de braise, femme vraiment désirante.

Une fois, tiens! elle avait apporté une huile parfumée et chaude, qu'elle avait étalé sur la peau, en caresses excitantes. Elle lui avait d'abord bandé les yeux, puis... elle l'avait caressé de partout, sans hâte. En douceur... "en douceur et profondeur".

Et sans même être touchée le moins du monde, sa verge s'était dressée, fièrement, de désir. Et une fois pris en main, son pénis était à nouveau "la" sucette exquise qu'elle voulait absolument goûter, lécher et faire habilement jouir.

Faire l'amour était redevenu un jeu, un plaisir entièrement partagé. Une quête à deux et une conquête réciproque!

Et quand leurs désirs étaient parfaitement alignés, alors là, mon Dieu! Vous n'avez vraiment pas idée à quel point leurs orgasmes devenaient épiques. Renversants, vraiment!

Alors, se quitter au petit matin, ah oui, ils avaient fini par ajouter une 4e règle : "ne jamais finir la nuit ensemble".

Et se quitter ainsi au petit matin, comme des voleurs d'amour... Ça ne faisait qu'accroître le sentiment de rester sur sa faim et l'envie presque urgente de revenir très bientôt, pour mieux recommencer.

Quoi? Comment dites-vous? Mais non, vous êtes fou ou quoi? Pour rien au monde ils ne voudraient retrouver l'ennui, mais l'ennui du lit conjugal! L'orgasme est toujours au bout du couloir, mais il faut vraiment le vouloir!

Conclusion

Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.

© Supernova / Déferlante – mai 2021. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.

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