Aleksandros 1/2

Il avait monté les escaliers en courant, jusqu’au 2e étage. Elle s’était jetée dans ses bras, quasi dans le couloir. La bouche pleine de baisers, l’attente en guise de préliminaires. Il l’avait baisée là, debout, contre la porte d’entrée à peine refermée. Son jeans sur les chevilles, la queue raide et grosse, avec des coups de rein bien profonds, ponctués de râles à n’en plus finir.
Texte original et voix – Supernova, créatrice du podcast Déferlante.
Ecouter en entier la série érotique Ses amours

📖 Transcription complète : "Aleksandros"

Déferlante, podcast provocateur... de plaisir

Le décor

Elle habitait dans un de ces immeubles bruxellois, qui étaient autrefois de magnifiques maisons de maître, mais de nos jours, modernité obligée... La rénovation d'investissement les avait transformés en appartements. Au 2e étage, l'appartement avait plus de 8 m de façade, plus de 100 m2 de plancher avec une vue splendide sur la petite place piétonnière.

Et aussi sur le centre culturel espagnol, où chaque soir il y avait une activité différente. Les mardi et vendredi, il y avait des cours de flamenco au 2e étage. Les jeudi soir, danse africaine et tam-tams, au 1er étage. Alors, elle suivait ces cours, comme si elle y était.

Klara, la fleuriste

En bas de l'immeuble, chaque dimanche matin il y avait un petit marché de fruits et de légumes. Et de fleurs. Klara, la fleuriste en pinçait pour elle, c'était évident. Elle avait cette façon de passer le bras autour de sa taille, quand elle disait bonjour et qu'elle approchait pour l'embrasser. Puis, Klara la regardait droit dans les yeux, jusqu'au fin fond de son âme. Et selon ce qu'elle y voyait, elle proposait alors le bouquet du jour.

Le bouquet... c'est peut-être beaucoup dire. Car elle détestait viscéralement les mélanges de fleurs, les bouquets composés de façon savante. Elle aimait les choses simples, claires. Qui se suffisaient à elles-mêmes. Donc, le bouquet de chaque dimanche matin, consistait, selon l'inspiration de Klara, de 2-3 paquets de roses, ou de tulipes, ou de pivoines, ou que sais-je? Grossièrement enveloppés ensemble dans du papier kraft bien épais, et joliment attaché avec une ficelle rêche et brune. C'était toujours Klara qui choisissait les fleurs, et franchement? Pour elle, c'était un ravissement à chaque fois. Parce que, mystérieusement... le bouquet de Klara l'apaisait. La rendait plus belle. L'amour a cet effet-là, AUSSI.

La rencontre

Ce dimanche-là, après avoir acheté les magnifiques roses blanches de Klara, elle se rappela que pour sa soupe à midi, elle avait besoin de carottes. Elle n'achetait jamais ses légumes ou ses fruits sur le marché, parce qu'ils n'étaient pas bio. Mais... justement, la vie aime bien faire des blagues! A cause de ces carottes "pas bio", elle allait rencontrer Aleksandros. Très grand, très brun, très ténébreux, et très Grec. Aux yeux bleus Méditerranée et au sourire irrésistible.

Elle ne le savait pas encore, mais... une fraction de seconde, un effleurement à peine, allaient être suffisants pour lever les yeux, le regarder vraiment et le désirer. Sans raison, à en perdre la raison. Elle attendait qu'il termine avec une autre cliente, et quand ce fut son tour, elle tendit les carottes de façon absente, distraite, le nez enfoui dans les roses blanches. Il avait mal saisi le petit sac en papier, les carottes avaient roulé par terre. Mais avant cela, leurs mains s'étaient touchées, et tous les deux, ils avaient sursauté en même temps. Petite décharge électrique.

Désagréable, mais largement suffisante, pour qu'elle trouve le courage de lui sourire calmement et de l'inviter à boire un café…
- Oui, chez elle, à la fin du marché.
- Oui, je sais le marché se termine à 13h.
- Oui, en face, au numéro 64, au 2e étage…
- Très bien, à tout à l'heure.

L'attente

Il n'était pas encore 10h du matin. Alors, elle avait attendu la fin du marché avec une fièvre grandissante entre les cuisses. Et avec une soif diffuse dans la bouche. Sans jamais oser regarder par la fenêtre, elle s'était soudainement trouvé des choses à faire, pour meubler ces heures interminables, longues comme un jour sans pain! Elle avait encore rangé la chambre, nettoyé à nouveau la salle de bain, puis, pour ne pas tourner en rond, elle avait mis de la musique. Allongée dans le canapé et baignée dans un rayon de soleil, elle écoutait.

Dehors, c'était enfin la fin du marché. On entendait le bruit que faisaient les voiturettes de nettoyage qui s'activaient dans tous les sens, le "psshhtt" de l'eau qui giclait et le "fsch fsch fsch" des brosses rotatives. Sous sa fenêtre, tout cela résonnait un peu sur les pavés. La petite place piétonnière était désormais propre. Et vide. Le marché était bel et bien fini. Et l'attente avait désormais un goût amer.

D'un coup, la sonnette! recroquevillée dans le canapé, elle avait sursauté.
- Oui?
- C'est Alex!

Il avait monté les escaliers en courant, jusqu'au 2e. Elle s'était jetée dans ses bras, là, quasi dans le couloir. La bouche pleine de baisers, leurs langues emmêlées, il avait tout de même réussi à s'excuser du retard: j'ai dû tout ranger dans la camionnette, puis j'ai dû trouver un parking loin, puis j'ai dû revenir en courant jusqu'ici.
- Tu es là!

L'attente en guise de préliminaires, il l'avait baisée là, debout, contre la porte d'entrée à peine refermée. Son jeans sur les chevilles, la queue raide et grosse, avec des coups de rein bien profonds, ponctués de râles à n'en plus finir. Ahh, quelle jouissance! Puis, ils avaient passé tout le dimanche après-midi au lit. À baiser encore. Et encore.

Le soir

Le soir, Alex avait fait à manger, superbement nu, ramolli, pendant. Vêtu juste d'un t-shirt, qu'elle avait soulevé lentement, pour l'enlever et faire la place à des baisers. Le repas fut un mélange de gourmandise pécheresse et de sexe divin. Chaque bouchée était accompagnée d'une caresse, la bouche qui s'ouvrait recevait la nourriture mais aussi un doigt ou deux ou trois qu'elle suçait affamée. Chaque miette était léchée sur le corps de l'autre, et chaque goutte de vin était lapée sans gaspiller. Il y avait du désir, pur, brut, immense. Il y avait une faim de l'autre indécente, sans se connaître, sans s'expliquer, sans philosopher. Juste du désir.

Ils partageaient quelque chose de précieux, et tous les deux, ils le savaient. Leurs regards en disaient long. Sans contraintes d'aucune sorte. Pas par devoir, ni par amour, Nooon... Librement. Juste par plaisir. Ce plaisir qui coulait sans entraves entre leurs corps, pour se changer en décharges d'électricité passant de l'un à l'autre... Dès que leurs fluides s'échangeaient, dès que leurs muqueuses se touchaient. Dès qu'elle le prenait en bouche pour le sucer. Et dès qu'il lui chuchotait à l'oreille: "Princesse, j'adore baiser avec toi, c'est plus fort que moi, c'est magique, c'est épidermique".

Les rituels du matin

Ainsi, ils ont eu une relation torride... pendant plusieurs semaines. Si le marché où il devait travailler le lendemain n'était pas très loin, alors il venait dormir à l'appartement, pour repartir à l'aube. Vraiment à l'aube. Les marchés s'animent toujours trop tôt. "Il est 5h, Bruxelles s'éveille…"

Son rituel d'amour était le même... Peu avant 5h du matin, il venait se coller derrière elle de tout son long. Elle sentait sa queue déjà grosse, cherchante, prête à l'enfourner. Souvent, le nez dans l'oreiller, elle lui tendait juste le derrière et il la baisait collé-serré contre elle, longuement, profondément, jamais il n'avait bâclé cette prise du matin.

Il prenait son temps pour bien la remplir, il remplaçait la douce chaleur du sommeil par une chaleur brûlante au bas-ventre. Mais avant de commencer, il la doigtait toujours un peu et rien que le contact de ses doigts la faisaient dégouliner. Quand il la trouvait glissante à son goût, il s'avançait en elle pour la posséder, et elle se laissait faire. Couchée sur le côté, comme un chat, elle arquait seulement son dos, à moitié endormie, et elle soulevait une cuisse pour lui offrir ses orifices. Elle adorait ça. Elle anticipait…

Les rituels du matin (suite)

Comment elle allait s'agripper malgré elle aux draps, comment elle allait grogner à s'étouffer contre l'oreiller, et comment elle allait guetter le moment magique! Celui où… après l'avoir labourée en petites cuillères, il se ravisait, il se mettait à genoux, il passait un bras sous elle, sous son pubis, pour la soulever d'un coup et la mettre en levrette. Alors, d'une main, il appuyait sur sa nuque, pour la faire pencher bien bas, le visage contre le matelas et de l'autre main, il calait à nouveau son sexe dur en elle, pour la baiser ainsi… bien offerte.

Et là, sans répit, il pistonnait. Il pouvait la lapiner longtemps, façon Duracell, bien à fond, et avec des ronds, et des volutes que sa verge douée dessinait de façon imaginaire dans son vagin, sans qu'elle ne puisse bouger d'un millimètre, pour se soustraire à cet assaut biteux terriblement adroit! Elle entendait juste ses couilles qui claquaient contre sa vulve moite, et les râles qui sortaient étouffés de sa gorge. Tremblante sur ses genoux, dans sa tête, elle priait… pour qu'il dure encore, pour qu'il tienne bon, pour qu'il se fasse plaisir en elle autant qu'il la faisait jouir. Dès qu'il giclait, il se collait alors contre elle, contre son dos trempé, et ils s'écroulaient tous les deux emboîtés sur le matelas, en attendant que sa queue redevienne mollichonne en elle.

Puis, il l'embrassait dans la nuque, il lui disait des choses douces, du genre… "l'avenir appartient à ceux qui baisent tôt". Après quoi, il se levait d'un bond, superbement nu et fier de l'être. Elle l'entendait ensuite prendre sa douche en vitesse. Il partait chaque fois lorsque le jour n'était pas encore jour et la nuit n'était pas encore partie… Il se faufilait comme un voleur, sur la pointe des pieds, en refermant la porte d'entrée tout doucement,
"- Pour ne pas te réveiller, princesse" disait-il en riant.
Évidemment, elle se rendormait, heureuse.

Le déclin

Il l'avait invitée chez lui plus d'une fois, et il l'avait même présentée à ses parents. Là, elle avait vacillé d'un coup, elle avait même perdu les pédales. Elle s'était laissée descendre en roue libre mais, une fois arrivée au bord du précipice… elle avait reculé.

Et le dimanche de la marche-arrière arriva, comme n'importe quel autre dimanche paisible. Ce jour-là, Klara lui avait fait un bouquet de lilas couleur presque aubergine! Leur parfum était capiteux, enivrant, il montait à la tête et la faisait tourner.

Comme d'habitude, après la fin du marché, Alex vint la retrouver à l'appartement. Cette fois, en montant les escaliers lentement, comme pour une dernière fois. Le cœur gros et les jambes lourdes.

La dernière fois

Elle était en boule dans le canapé. Elle l'attendait, au bord des larmes.
- Il rentre à quelle heure?
- Vers minuit seulement, on a le temps
répondit-elle.

Ce soir-là, son mari allait rentrer de l'étranger, d'un pays en guerre, où depuis 3 mois, il était parti parce que le monde avait besoin d'être sauvé par lui… Là, en ce moment précis, il était sur la route, il rentrait. Alex ne prit pas le temps de s'asseoir. Debout, devant elle, il défit lentement sa ceinture, puis sa braguette. Il fit sortir son érection de son boxer. Elle fut parcourue d'un frisson froid.
- Ouvre la bouche!

Sa queue en main, il s'approcha encore plus. Il s'astiquait devant sa bouche et elle était incapable de bouger, de protester, incapable d'ouvrir la bouche.
- Ouvre la bouche!

Elle ferma les yeux, mais les larmes coulaient quand même. Quand sa main vint forcer sa mâchoire, sa bouche finit par s'ouvrir en grand, pour le recevoir une dernière fois, pour le sucer en guise d'adieu.

Ça vous choquerait si je vous disais qu'en fait, ce n'était pas elle qui l'avait sucé, mais plutôt lui, qui lui avait baisé la bouche? Et pourtant, elle l'avait aspiré, elle l'avait travaillé, léché, entre les larmes et la salive, elle l'avait amené au bord de la jouissance, qui avait presque perlé sur sa langue. Et elle guettait le moment où sa bouche allait enfin être pleine de lui. Pour la dernière fois. Il ne l'avait jamais fait auparavant, mais cette fois-ci, en lui tenant la nuque fermement, il s'était introduit dans son gosier jusqu'à la garde. Froidement. Le regard sombre. Tombée à genoux devant lui, ses yeux larmoyants imploraient un répit. Elle étouffait, elle convulsait. Sans bouger, sans même respirer… Alex restait là, debout, impassible, la queue entière dans sa gorge, à la regarder en train de grogner, et de se débattre…

Puis, l'étau de sa main s'était desserré de sa nuque d'un coup, son regard était redevenu bleu Méditerranée. Il avait profondément inspiré, puis expiré et il s'était retiré, tout entier de sa bouche, la verge bien raide, bien grosse, bien luisante… Il la regardait droit dans les yeux, pendant qu'il rangeait son érection dans son boxer, qu'il remontait son jeans, et refermait sa braguette et sa ceinture. Avant de repartir… Sans avoir giclé dans sa bouche, sans ajouter un seul mot, et en claquant bien fort la porte d'entrée!

Conclusion

Vous avez écouté Déferlante, le podcast du désir.

© Supernova / Déferlante – février 2022. Tous droits réservés. Cette œuvre (texte, voix, personnages) est la propriété de son auteur. Toute adaptation, reproduction ou représentation est soumise à autorisation préalable.

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