« Trois jours et trois nuits ensemble, dans la petite maison cachée derrière les dunes. A faire l’amour, à l’envers et à l’endroit. Matin, midi et soir. Trois jours et trois nuits à regarder la mer. »
Texte original et voix par Supernova, créatrice du podcast érotique Déferlante
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📖 Transcription complète : "Premier jour, première nuit"
Déferlante – podcast provocateur... de plaisir.
Présentation
Vous m'inspirez. Souvent, sans même le savoir. Juste parce que vous êtes là, doux et tendres à mon égard. Euh... à l'égard du podcast, en fait. Par exemple, l'un d'entre vous me racontait qu'il allait passer deux semaines de vacances en Bretagne... Alors là, que voulez-vous? je n'ai pas pu m'en empêcher. À l'insu de mon plein gré, j'ai pensé "mer froide, sable mouillé, paysage sauvage". Et j'ai imaginé deux êtres "perdus", en train de se (re)trouver. Chacun ses envies, chacun son passé. Allons-y pour ce nouvel épisode.
La pudique
Elle était sincèrement pudique. Selon elle, l'intime ne pouvait s'épanouir que dans une ambiance feutrée, tamisée, douce... à même d'envelopper deux corps dévoilés et deux âmes mises à nu. À ses yeux, tout ce qui débordait de l'intime, du feutré, du secret partagé... devenait alors juste un appel à l'aide.
Elle disait: "plus on en fait, moins le ressenti est vrai". Car sans mystère, point de plaisir. C'est la retenue qui incite à la curiosité. Et la curiosité, à son tour, se joue de la timidité. Les plus belles aventures des corps et de l'esprit ne se crient pas sur tous les toits. Elles se vivent, simplement. Et, comme on dit: "Pour vivre heureux, vivons cachés".
L'accord
Alors là, sur ce point, ils étaient totalement d'accord, et ils avaient conclu un accord. Très simple et compliqué à la fois. Sans même savoir à quoi l'autre pouvait bien ressembler, ils s'étaient donné rendez-vous pour trois jours et trois nuits, là, en bord de mer, quelque part en Bretagne.
72 heures à passer ensemble, sans téléphones, sans Internet, loin de la civilisation bruyante, loin du paraître, mais vraiment seuls au monde. Sans poser de questions. Mais sincèrement curieux de la vérité de l'autre, de son intimité, de son désert à traverser et de ses montagnes à gravir.
Chacun s'était engagé d'accorder à l'autre la possibilité de parler... si besoin, si envie. Si confiance suffisante. Ils étaient là, l'un pour l'autre. Ils faisaient l'un pour l'autre un vœu de discrétion, en quelque sorte. Une promesse de pudeur. Dans un monde qui se fout à poil, pour un oui, pour un non, pour un like. Hm... Cette intimité volontairement taiseuse présageait un vrai dialogue des corps, d'abord. Un tango des émotions, ensuite. Et peut-être un tourbillon d'envies libérées. Sincères, non feintes, brutes. Ah, mais quel programme! Être là, juste là... présent(s) sans passé nuisible, sans avenir incertain. Donc sans promesses, ni regrets.
Trois jours et trois nuits
Trois jours et trois nuits ensemble, dans la petite maison cachée derrière les dunes. A faire l'amour, à l'envers et à l'endroit. Matin, midi et soir. Guetter le "oui" du regard, et le "non" du silence, pour témoigner sa tendresse à l'autre.
Trois jours et trois nuits... A regarder la mer. Patiemment, en silence. A chercher les mots, sans la certitude de les trouver. A chasser les cauchemars, lovée dans ses bras d'homme. Bercée, doucement baisée, peut-être enfin apaisée.
Être ensemble juste pour le plaisir éphémère, brut. Tout en étant ni parfaits, ni Instagram-ables. S'abandonner dans les bras d'un homme qu'elle avait choisi de découvrir et de ne jamais revoir ensuite. Un homme qui lui serait entièrement acquis, juste pour trois jours.
Et lui, il voulait être là, à dorloter une femme qu'il devinait fragile, mais dont il ne savait absolument rien. Une femme qui allait le découvrir enfin lui, tel qu'il était. Ni meilleur, ni pire qu'un autre, mais authentique et infiniment désirant.
Hm, c'est drôle... il ne savait rien d'elle, mais il allait découvrir que son odeur lui plaisait. Beaucoup. Derrière la fragrance citron-menthe du savon qu'elle utilisait, il y avait une sorte de parfum de la peau. Et une douceur satinée aussi. Il allait découvrir qu'il adorait la renifler en cachant son nez entre ses seins. Au bout du 2e jour, quand il se perdait en elle, quand il sentait qu'il perdait pied, que les mots, les questions et les promesses allaient enfin prendre le pouvoir, alors là... instinctivement, il cherchait à se rassurer ainsi, le nez fourré entre ses seins. Et il l'inspirait. À pleins poumons. Telle une drogue. Elle lui faisait l'effet de la mer calme, juste après l'orage.
Le premier jour
Mais attendez attendez, n'allons pas trop vite. Commençons au premier jour.
Vers midi, ils s'étaient retrouvés devant la petite maison, presqu'en même temps. Il avait déjà récupéré les clefs, et il avait déjà fait les courses. Elle avait apporté un bouquet de tulipes rouges, des bougies au tonka et un livre à lire: "Les 4 accords toltèques". "- Je suis désolée, il y a 4 accords, mais nous n'avons que trois jours" avait-elle dit, comme pour s'excuser.
Ils avaient convenu qu'ils allaient faire l'amour matin, midi et soir. C'était le but de la rencontre. Faire l'amour, sans raison valable, sans séduction classique. Juste l'envie, ou le besoin. Ou la peur de ne jamais revoir l'autre.
Toute leur relation n'allait exister que là, de suite, dans cette jolie maison face à la mer, pendant juste trois jours et trois nuits. C'était libérateur en fait. Et angoissant à la fois. Aimer l'autre comme si le monde allait disparaître ensuite. Se laisser aimer vraiment de vraiment, comme si c'était la toute dernière fois possible.
Il était grand, épais, costaud. Barbe hirsute. La cinquantaine peu triomphante, qu'importe les raisons. L'après-midi du premier jour, pendant leur balade sur la plage, après avoir longuement marché l'un à côté de l'autre en silence, il eut envie et besoin de s'éclaircir la voix, pour annoncer "un truc" (hmmm):
"- Voilà, je dois te dire que mon kink est de retourner une femme, comme une crêpe. Et puis, regarder sa croupe ainsi offerte, ça... ça me rend dingue de désir." Il l'avait dit presque sans respirer, en rougissant. En regardant la mer. Il avait envie qu'elle le sache, c'est tout. Elle devait savoir qu'il pouvait la soulever telle une plume, sans lui faire mal. Et voilà, à l'occasion, il allait le faire!
Le soir tombait vite, le vent s'était levé. Dans la petite maison, une lampe devait rester toujours allumée, s'il faisait noir. Elle alluma aussi les bougies, une à une. Elle n'avait pas faim, lui non plus. Elle lui demanda de lire à haute voix quelque pages. Le premier accord toltèque annonçait la couleur: "que votre parole soit impeccable". Sa voix grave l'avait endormie au bout de deux pages, mais il ne s'en était pas rendu compte de suite. Il avait continué à lire à haute voix, puis... quand il avait remarqué qu'elle s'était assoupie, il avait lu juste pour lui, le livre lui plaisait.
La première nuit
Cette première nuit ensemble, vers 3h du matin il avait eu froid et s'était réveillé. Il l'avait machinalement cherchée à tâtons dans le lit, sans la trouver de suite. En boule, emmitouflée dans la couette, quasi au bord du lit, elle ronflait doucement. "Petit tracteur" pensa-t-il, en souriant.
Il vint se coller contre elle, mais ne réussit pas à trouver l'entrée dans la boule savante de la couette. Alors, il passa son bras au-dessus d'elle. Au bout d'un moment, elle guida sa main vers son sexe bien au chaud, il se mit à le caresser juste pour le plaisir du contact, sans aucun autre but. Il écoutait sa respiration, tiens... des soupirs maîtrisés. Et il y avait là une sorte de chaleur visqueuse collée à ses doigts agiles, lentement pénétrants. Il eut envie d'elle, tout simplement, sans aucun autre désir au ventre que celui de se retrouver en elle, de tout son long, de toute son épaisseur.
Il fit alors ce qu'il aimait tant: il la souleva, pour la retourner comme une crêpe. Libérée de l'étreinte de la couette, elle se retrouva calée sur ses coudes et ses genoux, croupe offerte. Elle le laissa faire. Il prit son temps, d'abord pour bien mater ses fesses. Elle attendit, aux aguets. Puis, elle sentit sa verge venir se frotter contre sa vulve. Elle grossissait au fur et à mesure du mouvement métronome. Elle trempait rien qu'à l'idée de la pénétration qui allait suivre. Mais qui ne venait pas. Qui se faisait désirer.
L'invitation
"Et s'il n'avait pas envie d'elle?" Il avait senti son mouvement. Comme si elle voulait guider sa queue en elle, enfin. Il avait à peine reculé, avant de lui dire calmement: "- Je ne rentre jamais sans invitation". Petit nœud au ventre, quoi? elle allait devoir lui demander? Elle n'aimait rien demander à personne, justement.
Alors, têtue, elle n'avait rien dit! Pourquoi? parce qu'elle en avait le droit. Le faire attendre aussi, pour le déstabiliser. Mais la queue ne la pénétra point.
Il se contenta de lui embrasser le dos, en commençant par la nuque. Arrivé à la naissance des fesses, il fit passer sa langue sur ses fossettes. Il prit plaisir à lui mordiller une fesse. Puis l'autre. Et ensuite, il s'était calmement allongé à côté d'elle. Pour se caresser d'une main habilement distraite. Dehors, la pleine lune se baignait dans la mer.
Dans la lumière diffuse, sa queue raide paraissait immense. Elle vit sa silhouette érigée, en ombre chinoise, sur le mur. La main l'étreignait de façon rythmée, la peau ainsi frottée faisait un petit bruit, qui invitait la bouche à prendre le relais. On devinait le sang chaud qui gonflait les veines. On imaginait la goutte perlante déjà, au sommet.
La princesse conquérante
Comme une Princesse, à la fois vexée de ne pas avoir été prise, mais aussi désirante, capricieuse... du genre à taper du pied: "je veux, et je veux maintenant!"... elle vient s'asseoir sur lui. En grande pompe. Conquérante. Les grandes lèvres enveloppantes autour de sa verge raide.
Elle commença à s'y frotter, puis... Ravie d'elle-même, elle s'empala dessus sans effort, et il glissa entier en elle, comme une main glisse dans un gant neuf. Un peu à l'étroit, mais bien au chaud.
Elle basculait son bassin, en avant, en arrière. Il la laissa faire, pendant un long moment. Puis, il remplit ses mains d'homme de son cul blanc et charnu, et il se releva en position assise. Sans la lâcher, il recula doucement à chaque coup de rein, pour se caler assis contre le dossier du lit. Il allait l'admirer à son aise, assise à califourchon sur lui, à se trémousser sur sa verge, pour aller chercher les accords de plaisir les plus fins, les plus profonds. Ce faisant, ses seins sautillaient comme des moineaux.
Dommage qu'ils n'étaient pas plus lourds, plus mous, pour se claquer l'un contre l'autre. Il aurait aimé les voir s'entre-choquer. Il aurait eu envie de les mordre à pleine bouche. Les tétons sombres et pointus défiaient son regard. Il aimait la voir se déhancher ainsi, en train d'aller chercher son plaisir, toute seule, comme une grande.
On aurait dit que son regard était lointain, un peu absent. Pourtant, elle était plus vivante que jamais, à l'affût du plaisir. Qu'elle s'offrait, sans retenue. Elle basculait son bassin, juste pour faire claquer la moiteur, entre sa vulve grossie par le frottement, et cette queue pénétrante. Le bruit l'excitait encore plus. Elle accéléra.
De son côté, il soutenait son cul, une fesse dans chaque main. Et il empêchait le vagin de contenir sa queue aussi loin qu'elle l'aurait désiré. Une sorte de frustration s'empara d'elle. Plus elle voulait descendre sur lui, plus il la retenait. Il avait les yeux vaguement rieurs. Mais tendres. Il semblait admirer à la fois son plaisir et sa frustration.
La levrette
Puis, d'un coup, il l'avait soulevée et retournée. Mais encore? Décidément, ce mec il avait de la suite dans ses envies de levrette. À nouveau sur ses genoux, tremblante, elle lui fut reconnaissante: il entra en elle, vite et fort. Comme un voleur. Au bout d'un moment, elle eut vite envie de hurler, telle une louve, par une nuit de pleine lune. Tripes à l'envers, inondée de réjouissance, elle tremblait. Calé fermement derrière elle, à force de claquer ses couilles contre son périnée, il se sentait guerrier victorieux. Il avait envie de la marquer dedans, de la faire sienne. Comme pour crier: "j'étais là"! Alors, il gicla. Elle se raidit. Il s'enfonça un peu plus, pour les dernières gouttes.
Les tartines et le vin
Les voilà allongés, crevés mais vivants, vidés mais remplis, et surtout affamés... Il prépara tendrement des tartines. Elle ouvrit la bouteille de blanc. Ils mangèrent assis en lotus sur le lit. Ils se passaient la bouteille, trop la flemme d'aller chercher les verres. À force de fixer sa verge au repos, elle finit par la voir s'ériger encore, lentement mais sûrement.
Elle prit une belle gorgée de vin, qu'elle n'avala pas. Son regard pétillait, elle faillit pouffer de rire. Un peu de vin coula sur son menton. Elle essuya sa bouche du dos de la main.
Alors seulement, il comprit et sourit à son tour. Il en avait envie aussi. Il vint s'asseoir au bord du lit, cuisses écartées, queue offerte. Elle descendit du lit, mit un oreiller par terre pour s'agenouiller dessus lentement, de façon assez théâtrale, comme pour lui dire: "et maintenant... admire-moi en train de te sucer".
Le vin était frais au contact de la queue, le frisson fut plaisant. Elle ne voulait qu'une chose, le lécher et le pomper à sa guise. Le vider, encore une fois. Et cette longue fellation, paresseuse et câline, amorça le petit matin.
Conclusion
Merci d'avoir écouté Déferlante, le podcast érotique des gens comme vous et moi.



